Le 05 janvier 2026, une affaire d’une extrême gravité secoue la ville d’Oyem et relance le débat sur la protection des mineurs ainsi que sur le fonctionnement de la justice face à des accusations sensibles impliquant des figures religieuses.
Selon des informations rapportées par Infos Oyem, une adolescente de moins de 15 ans, prénommée Betty, affirme avoir été victime d’une agression sexuelle dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, quelques heures seulement après la messe du nouvel an célébrée à la cathédrale Saint-Charles.
D’après les éléments recueillis, la jeune fille, fille de quête au sein de la paroisse, s’était rendue à l’église avec d’autres jeunes afin d’assurer le service liturgique. À l’issue de la célébration, l’abbé Karl aurait invité plusieurs jeunes — filles et garçons — à se rendre à son domicile situé dans le quartier Peloton, derrière la prison centrale d’Oyem. Le groupe aurait effectué le trajet à pied, arrivant sur place aux environs d’une heure du matin.
Estimant l’heure trop tardive, l’adolescente aurait exprimé le souhait de regagner son domicile. Toujours selon sa version, une proposition lui aurait été faite de passer la nuit sur place, qu’elle affirme avoir refusée. Un autre membre de l’église, connu sous le nom de Chef Money, se serait alors proposé de l’accompagner jusqu’à chez elle.
C’est au cours de ce trajet que les faits dénoncés se seraient produits. La victime affirme que l’homme lui aurait demandé de s’arrêter sous prétexte de se soulager, avant de l’agresser sexuellement, la menaçant de mort afin de la faire taire. Elle déclare s’être débattue et avoir réussi à s’enfuir, avant d’être secourue par un taxi qui l’aurait ramenée à son domicile aux environs de 3 heures du matin.
Le 1er janvier 2026, la jeune fille et ses parents se seraient rendus à la cathédrale afin de rapporter les faits à l’abbé Gaude, curé de la paroisse. Une confrontation aurait alors eu lieu avec la personne mise en cause dans le raccompagnement de la mineure. Selon la famille, ce dernier reconnaît avoir raccompagné l’adolescente mais conteste les accusations, évoquant des avances de sa part, une version fermement rejetée par la victime et ses parents.
La famille a ensuite saisi la police judiciaire d’Oyem. La plainte serait appuyée par un certificat médical délivré par un gynécologue, attestant d’une pénétration avec déchirure de l’hymen, élément médico-légal versé au dossier.
Malgré ces démarches, les parents de la jeune fille dénoncent une lenteur qu’ils jugent préoccupante dans le traitement de l’affaire. Ils évoquent des reports répétés et l’absence d’avancées significatives, nourrissant le sentiment que l’enquête ne progresse pas au rythme requis par la gravité des faits.
Dans une ville où l’autorité religieuse conserve un poids symbolique important, cette affaire alimente une interrogation profonde sur l’égalité de tous devant la loi et sur la capacité des institutions à instruire, sans pression ni complaisance, des accusations impliquant des personnalités respectées.
À ce stade, l’enquête est censée se poursuivre et le principe de la présomption d’innocence demeure pleinement applicable. Pour la famille de la victime, l’enjeu reste néanmoins essentiel : que toute la lumière soit faite, que la justice se prononce en toute indépendance et que la protection des mineurs ne souffre d’aucune faille.












































