Alors que l’adolescent Ngueba Loko Pascal Cameron, 13 ans, demeurait introuvable depuis plusieurs jours suite à sa disparition mystérieuse dans le 6ᵉ arrondissement de la capitale, l’espérance s’est brusquement évanouie. Le corps sans vie du jeune a été découvert. Une existence fauchée par des mains criminelles encore anonymes.
Si les scandales des placements abusifs, le fléau de la drogue ou la délinquance juvénile gangrenant les établissements scolaires défrayaient déjà la chronique, voilà que le spectre des enlèvements resurgit avec violence. Depuis quelques jours, les plateformes numériques s’embrasent autour de la disparition tragique de cet adolescent de 13 ans, Ngueba Loko Pascal Cameron. Alors que s’approchent les festivités de fin d’année, c’est désormais l’angoisse qui étreint les foyers gabonais.
Un proche à l’origine du drame ?
L’interrogation taraude l’ensemble des Gabonais : comment la dépouille de l’enfant a-t-elle pu être retrouvée dans un caniveau, alors que pendant des jours entiers, les riverains ratissaient frénétiquement le quartier à la recherche du jeune disparu ? Cette découverte macabre soulève une vague d’indignation et de suspicions.
Le mutisme troublant des défenseurs des droits et des autorités
Si, lors de la polémique entourant l’artiste Eboloko, diverses organisations non gouvernementales militantes s’étaient promptement manifestées, force est de constater qu’aucune voix ne s’élève aujourd’hui. Depuis que les réseaux sociaux se mobilisent frénétiquement suite à cette disparition tragique, c’est le silence assourdissant. Nulle condamnation. Mutisme total. Où sont passées les autorités compétentes qui, paradoxalement, réagissent avec empressement lorsqu’il s’agit d’affaires de prostitution, de trafic de stupéfiants ou d’autres délits ?
Une nation sous le choc
Dans un pays comptant à peine trois millions d’âmes, l’assassinat d’un jeune Gabonais en pleine adolescence constitue désormais la provocation de trop pour d’innombrables familles. Un énième drame insoutenable, alors même que l’affaire du petit Rinaldi continue d’alimenter débats passionnés et polémiques virulentes.
La population gabonaise scrute désormais avec vigilance l’évolution des investigations et exige des sanctions implacables à l’encontre des auteurs présumés de ce crime odieux du jeune Ngueba Loko Pascal Cameron dont les motivations demeurent impénétrables. Car aujourd’hui règne la psychose généralisée. Envoyer ses enfants faire une simple course devient un acte chargé d’appréhension : on ne distingue plus l’ami du prédateur.
La nation retient son souffle et réclame justice.


























