Après des semaines d’incertitude et de tensions, les commerçants du PK 12 respirent enfin. Impactés par le vaste chantier de construction de l’autopont, ces opérateurs économiques ont commencé à percevoir, depuis vendredi dernier, des chèques d’aide au déplacement remis à la mairie de Bikélé par les équipes du ministère des Travaux publics.
Cette mesure concerne 33 commerçants touchés par la deuxième phase du projet, les autres ayant déjà bénéficié de leur compensation. Pour ces familles dont les étals ont été démolis lors de l’opération de libération des emprises, cette aide représente bien plus qu’un simple soutien financier : elle incarne une reconnaissance de leurs difficultés et une volonté du gouvernement de ne pas les laisser sur le bord de la route.
Des solutions concrètes pour relancer l’activité
Au-delà des chèques, un dispositif de relogement est en cours d’aménagement au PK 13. Selon Sosthène Davy Bivighou Nzigou, premier adjoint au maire du 3e arrondissement de Ntoum, le site a été mis à disposition par un couple gabonais en partenariat avec la municipalité. Un hangar métallique y sera construit pour accueillir une partie des commerçants, qui bénéficieront également d’étals fournis par la mairie.
Une autre partie des opérateurs sera réinstallée au marché du PK 11, comme l’a confirmé Anatole Mfoumboulou, premier adjoint au maire du 6e arrondissement de Libreville. Ces initiatives visent à garantir la continuité des activités commerciales et à préserver l’équilibre économique local, fortement perturbé par le chantier.
Un projet structurant pour la mobilité
Lancé le 9 décembre, le projet d’autopont s’inscrit dans une stratégie globale d’amélioration du trafic routier entre Libreville et l’hinterland. Confiée au groupe Besix-Matières-BBM, la construction de cette infrastructure en acier et en béton, prévue sur deux ans, doit fluidifier la circulation sur un axe stratégique.
Si le chantier a provoqué des pertes matérielles et des inquiétudes, les mesures d’accompagnement mises en place traduisent une volonté de concilier développement urbain et protection des acteurs économiques. Pour les commerçants du PK 12, longtemps plongés dans l’incertitude, c’est une nouvelle étape qui s’ouvre : celle de la reconstruction et de l’adaptation, avec l’espoir de retrouver une stabilité dans leurs activités.


























