Face à la nécessité de réduire le nombre de ses points de vente, le groupe CECA-GADIS a annoncé le lancement d’une initiative innovante, le modèle « Propriétaire Partenaire Affilié » (PPA). Isabelle Essonghé, l’Administratrice Directrice Générale, a récemment indiqué que cette contraction s’accompagnerait d’une gestion collaborative, permettant à des entrepreneurs locaux de reprendre certains magasins dès janvier 2026.
Cette approche vise à prévenir la fermeture progressive des commerces de proximité en confiant leur gestion à des tiers. En intégrant des entrepreneurs locaux, CECA-GADIS entend maintenir l’accessibilité des produits et des pratiques commerciales réglementées, tout en garantissant un bon rapport qualité-prix. Selon Essonghé, cet engagement vise à préserver les commerces formels dans plusieurs localités, évitant ainsi leur disparition totale.
Le dispositif PPA allège la gestion tout en respectant les valeurs du commerce formel. Les partenaires locaux bénéficieront de l’expertise et du soutien technique de CECA-GADIS, ce qui favorise l’entrepreneuriat, notamment chez les jeunes. Cela s’inscrit dans une politique gouvernementale visant à soutenir les activités génératrices de revenus et à éviter la création de « déserts alimentaires », un enjeu crucial pour l’aménagement du territoire.
Concrètement, les futurs exploitants recevront une formation complète sur la gestion moderne d’un commerce, incluant normes, agencement et suivi client. Les magasins adopteront une enseigne mixte associant le nom du partenaire à celui de CECA-GADIS, garantissant ainsi visibilité et crédibilité. Ce transfert de compétences est essentiel pour assurer la pérennité des nouveaux acteurs sur le marché.
Le programme sera officiellement lancé au premier trimestre 2026, avec une phase préparatoire débutant dès le 5 janvier. Une campagne de communication et un bureau d’accueil seront mis en place pour détailler les termes du partenariat. Cette initiative pourrait contribuer à redynamiser le secteur de la distribution locale, offrant une solution pragmatique face à un contexte économique difficile.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























