La semaine dernière, une vidéo du Dr Wenceslas Yaba, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive inquiétude. Dans cette intervention, le médecin affirmait qu’une nouvelle vague de Covid sévissait dans le pays. Or, les chiffres publiés dimanche 30 novembre 2025 par le ministère de la santé ont rapidement contredit cette déclaration, précisant qu’aucune pandémie n’était en cours.
Un démenti officiel
Selon le communiqué gouvernemental, il ne s’agit pas de Covid mais d’une grippe saisonnière touchant plusieurs individus. Le ministère a insisté sur le fait que la situation est sous contrôle et a recommandé aux citoyens de maintenir les gestes de prévention habituels : port du masque dans les lieux publics, lavage régulier des mains, vigilance en cas de symptômes.
Face à ce démenti, le Dr Yaba a reconnu son erreur et présenté ses excuses :
Il admet avoir communiqué de manière précipitée.
Il rappelle que seul le ministère de la santé est habilité à décréter l’existence d’une pandémie.
Il invite désormais la population à s’en tenir aux sources officielles pour éviter toute confusion.
Cet épisode met en lumière un enjeu majeur : la responsabilité des professionnels de santé dans leur communication. À l’ère des réseaux sociaux, une déclaration non vérifiée peut rapidement se transformer en rumeur, alimenter la peur et fragiliser la confiance des citoyens.
Il souligne également l’importance de la transparence institutionnelle. En période de crise sanitaire, la population attend des informations claires, cohérentes et fiables. Toute contradiction entre discours officiels et paroles individuelles peut créer un climat de méfiance.
Sensibiliser sans alarmer
Si l’erreur du Dr Yaba sur la Covid a provoqué un moment de confusion, elle rappelle la nécessité d’une communication prudente et responsable. Informer, sensibiliser et prévenir sont des missions essentielles, mais elles doivent s’appuyer sur des données validées et sur les canaux institutionnels.
Cette affaire illustre combien la gestion de l’information sanitaire est un équilibre délicat : alerter sans dramatiser, rassurer sans minimiser. La vigilance reste de mise, mais la confiance dans les autorités sanitaires demeure le meilleur rempart contre la désinformation.












































