Pendant neuf années, Axel Jesson Ayenoue a régné sur le 4ᵉ arrondissement de Libreville avec une signature bien à lui : celle d’un maire que l’opinion appelait affectueusement « le maire du bonheur », tant son art de célébrer les mariages relevait presque du rituel sacré. Pourtant, derrière les flashes, les alliances et les applaudissements, se cachait un gestionnaire engagé, un bâtisseur patient, un élu déterminé à offrir à son arrondissement bien plus que des souvenirs nuptiaux. Le 20 novembre 2025, lors de la passation de charges avec son successeur, Sickout-Iguendja Nicaise, il a tenu à rappeler, avec une sobriété élégante : « Je ne dresserai pas un bilan, mais je laisserai des traces. »
Son discours fut celui d’un homme conscient du chemin parcouru. Il a évoqué l’inclusivité, valeur qu’il juge essentielle dans la gouvernance locale : « L’inclusivité consistera pour vous à n’exclure personne », a-t-il insisté, rappelant la nécessité de fédérer les différentes sensibilités du 4ᵉ arrondissement. Et si les débuts du nouveau conseil ont parfois ressemblé à « un faux départ », selon ses mots, l’ancien édile affirme que rien n’est compromis : la page peut encore s’écrire à plusieurs mains.
Dans cet esprit, Axel Jesson Ayenoue a rappelé ce que fut son magistère : un ensemble d’actions concrètes menées sans décentralisation, selon ce qu’il appelle lui-même « une mairie au service du bien-être ». La première pierre fut posée au sein même de l’institution. Sous son impulsion, la mairie a été profondément rénovée : pavoisement complet de la cour, réfection intégrale du bâtiment, étanchéité refaite, fenêtres et portes remplacées, bureaux réaménagés, escalier sécurisé. La salle des mariages, cœur symbolique de son mandat, a été modernisée tandis que les archives, les guichets et les toilettes ont été entièrement réhabilités. Une fontaine restaurée et de nouveaux bancs publics ont redonné à l’esplanade municipale un air de place civique retrouvée.
Du côté des agents, Ayenoue a mené une véritable « politique de valorisation humaine ». Formations à l’étranger, notamment en Chine, programmes de récompenses, permutations de services, délégation des tâches, cérémonies collectives de mariage : tout fut pensé pour motiver et professionnaliser l’équipe municipale. Les étudiants en stage furent rémunérés grâce aux frais de mariage, leur offrant un appui concret et une première expérience professionnalisante.

L’action sociale n’a pas été en reste. L’ancien maire a facilité des mariages pour les plus vulnérables, soutenu les familles touchées par des sinistres, résolu des conflits de voisinage, accompagné les indigents et sponsorisé des ONG sportives et culturelles. Il a récompensé les meilleurs élèves, organisé des tournois et des journées éducatives, soutenu des orphelins et distribué des cadeaux aux enfants. Avec le SAMU social, il a multiplié les opérations de sauvetage des plus démunis.
Sur le terrain, des infrastructures ont été installées ou rénovées : passerelle à Rendia, barrières anti-inondations à Tarobar, réfection de maisons, création d’entreprises locales comme Clean-Up Service, synergies scolaires et lutte acharnée contre l’insalubrité, récompensée par un premier prix de propreté.
Enfin, l’ancien édile a renforcé les coopérations : mémorandum avec la ville de Jinhua, suivi des partenariats américains, campagnes de sensibilisation, visites touristiques et diplomatiques. Aujourd’hui, des projets restent en cours, comme l’informatisation de l’état civil et la reprise du plateau sportif du CESPAO.
En somme, s’il fut un « maire des mariages », Axel Jesson Ayenoue fut surtout un maire des transformations, un artisan du quotidien dont les réalisations jalonnent désormais le paysage du 4ᵉ arrondissement.


























