Libreville – Ce vendredi 14 novembre 2025, dans un cadre légal strict, les avocats de Monsieur Hervé Patrick Opiangah ont tenu une conférence de presse afin de rétablir ce qu’ils qualifient de « contre-vérités » circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias concernant leur client. Maître Paulette Oyane-Ondo et ses confrères ont invoqué l’article 96 du règlement intérieur gabonais, garantissant le droit de tenir une telle conférence, sous réserve de l’autorisation du bâtonnier et de la constitution d’une équipe d’avocats dédiée, tout en s’engageant formellement à ne pas divulguer d’éléments relevant du secret de l’instruction.
L’objectif affiché de cette démarche est de contrer la perception publique négative à l’encontre de leur client, impliqué dans une affaire l’opposant à son ex-compagne, Madame Bilogue Lucie. Cette dernière a porté plainte pour inceste et viol sur mineur. Les avocats ont vivement critiqué la perquisition menée au domicile d’Hervé Patrick Opiangah , la qualifiant d’abusive et dénuée de mandat précis.
Selon la défense, cette perquisition, effectuée dans le cadre d’une enquête préliminaire, aurait conduit à la saisie d’objets sans lien apparent avec les accusations : bijoux et montres d’une valeur considérable (900 millions F CFA), trois passeports, ainsi que des sommes d’argent en monnaie locale et devises (200 millions F CFA). Ils interrogent la légitimité de ces saisies, demandant quel rapport il pourrait y avoir entre des biens de luxe et des accusations d’inceste et de viol.
Le point central de leur argumentation repose sur la position de la prétendue victime. Les avocats affirment que celle-ci, aujourd’hui âgée de 34 ans, réfute catégoriquement les accusations portées contre son père, déclarant qu’aucun viol n’a eu lieu. Cette divergence soulève des questions sur la motivation de la plainte initiale et le moment de son dépôt, près de 20 ans après les faits présumés.
Face à cette situation, la défense demande instamment que justice soit rendue et que les biens de Monsieur Hervé Patrick Opiangah soient restitués. Ils soulignent l’importance de garantir un traitement équitable afin de préserver l’attractivité du Gabon auprès des investisseurs étrangers, craignant que des affaires mal gérées ne nuisent à l’image du pays et à la confiance dans son système judiciaire.
Cette conférence de presse met en lumière les tensions entre procédure judiciaire et perception médiatique, ainsi que les enjeux de droit et d’image dans des affaires sensibles impliquant des personnalités publiques.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi











































