Sous un ciel d’octobre habillé de promesses, l’Université Omar Bongo (UOB) a posé la première pierre d’un édifice inédit : la Licence professionnelle des métiers de l’immobilier. Ce nouveau programme, fruit d’un Partenariat Public-Privé entre l’UOB, l’Association gabonaise des agences immobilières (AGAI) et le Fonds-en-dépôt chinois (CFIT 3), soutenu par l’UNESCO, verra le jour dès l’année académique 2025-2026.
Mercredi 22 octobre, le campus s’est transformé en véritable carrefour du savoir et de l’ambition. Ministres, enseignants-chercheurs, étudiants et professionnels de l’immobilier ont pris part à une Journée portes ouvertes consacrée à cette initiative majeure. L’événement, placé sous la conduite du ministre de l’Enseignement supérieur, Simplice Désiré Mamboula, a réuni quatre panels qui ont dessiné les contours d’un avenir académique et professionnel plus solide que jamais.
Le premier panel, animé par l’AGAI, l’UOB et le Centre de compétences professionnelles et environnementales Zita Oligui Nguéma (CCPE’ZON), a exploré la professionnalisation du secteur immobilier, cette passerelle entre la théorie et la pratique. Le second a levé le voile sur le cadre fiscal, foncier et réglementaire, véritable toile de fond où s’entrecroisent droits, terrains et règlements.
Le troisième s’est penché sur la sécurisation des transactions et de la construction, convoquant notaires, huissiers et architectes, gardiens des clefs de la propriété. Enfin, le dernier a ouvert la porte du financement et de l’assurance, piliers invisibles mais indispensables de tout édifice durable.

Pour Steeve Renombo, secrétaire général de l’UOB, cette formation incarne une nouvelle ère : « Cette licence permettra d’adapter les formations aux besoins réels du marché du travail et de valoriser les métiers de l’immobilier au Gabon. »
Des mots comme des briques, qui viennent renforcer la vision d’une université plus ouverte sur le monde professionnel.
Dans le même élan, Philippe Chandezon, directeur général de l’AGAI, a rappelé que ce projet s’inscrit dans les réformes de professionnalisation lancées en 2024. « Grâce à ce partenariat, l’objectif est de doter le secteur immobilier de cadres compétents et capables d’apporter des solutions modernes dans un domaine encore marqué par l’informel », a-t-il déclaré.

Pour Simplice Désiré Mamboula, ministre de l’Enseignement supérieur « la création de cette licence représente une avancée majeure pour la professionnalisation de l’enseignement supérieur et une réponse concrète au défi de l’emploi des jeunes ». Selon lui, l’immobilier n’est pas seulement un secteur économique : c’est « un moteur de croissance et un ciment de la fierté nationale ».
Le Pr Hermine Matari, coordinatrice adjointe du CFIT 3 UOB, a détaillé les cinq métiers essentiels : la vente, la promotion, la location, la gestion immobilière et le syndic.
Quant à Jocelyne Lemboumba Ekessi, secrétaire générale de l’AGAI, elle a livré un témoignage vibrant : « Cela fait vingt ans que je travaille dans ce domaine. Or, l’immobilier, ce n’est pas seulement vendre ou louer, c’est aussi du droit, de la fiscalité, du management. Il fallait une formation solide, et l’UOB était le socle idéal pour bâtir ce rêve. »
La cérémonie s’est conclue sur une visite libre des stands, où les étudiants ont pu échanger avec des professionnels aguerris. Entre maquettes et brochures, une conviction s’imposait : le savoir est la première pierre de tout avenir solide.
Pour intégrer cette filière des métiers de l’immobilier, les candidats devront être titulaires d’une Licence 2 en droit, économie, immobilier ou techniques de commercialisation. L’UOB, fidèle à sa vocation, érige une fois encore la connaissance comme pilier du développement national.


























