Les relations diplomatiques entre le Gabon et le Bénin traversent une zone de turbulences. Ce mercredi 24 septembre, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michel Régis Onanga Ndiaye, a convoqué le consul du Bénin à Libreville, Dr Yessoufou Maroya, sur instruction du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon que nous rapporte le media TV+Afrique.
Cette convocation fait suite à une série d’attaques virulentes proférées par des activistes béninois à l’encontre du chef de l’État gabonais et de la Première dame, Zita Oligui Nguema. Libreville considère ces propos comme une atteinte grave à ses institutions et exige désormais des mesures concrètes de la part des autorités béninoises pour contenir ces dérives pour mieux normaliser les relations diplomatiques Gabon- Bénin.
Un précédent appel à l’apaisement avait été lancé en août, lorsque la vice-présidente du Bénin, Mariam Talata, avait été sollicitée pour favoriser un retour au calme. Toutefois, l’absence de réaction officielle semble avoir renforcé l’irritation du gouvernement gabonais.
Lors de la rencontre, le ministre Onanga Ndiaye a insisté sur « la nécessité d’un respect mutuel » entre les deux États, soulignant que les relations bilatérales ne peuvent prospérer sans une base de confiance et de responsabilité partagée entre Gabon et le Bénin.
Cette crise diplomatique met en lumière les défis posés par la circulation incontrôlée de discours militants sur les réseaux sociaux, et leur capacité à impacter les relations entre États. Elle interroge également sur les mécanismes de régulation et de réponse diplomatique face à des attaques non étatiques mais politiquement sensibles.
Alors que Libreville attend des gestes forts de Cotonou, l’épisode révèle une tension croissante dans la sous-région, où les enjeux de souveraineté, d’image présidentielle et de stabilité institutionnelle prennent une dimension transnationale. Le Gabon, par cette convocation, affirme sa volonté de défendre ses symboles et de rappeler que la diplomatie reste un espace de fermeté autant que de dialogue.


























