Du 09 au 12 septembre 2025, l’École normale supérieure des instituteurs du Gabon (Ensig) a accueilli un séminaire animé par l’Unesco, réunissant 150 étudiants de deuxième année autour d’un enjeu fondamental : former une nouvelle génération d’enseignants capables de relever les défis sociaux contemporains.
Au cœur de cette initiative, l’Éducation à la santé sexuelle et au bien-être (Esbe) a servi de fil conducteur pour aborder des thématiques sensibles telles que la prévention du Vih/Sida, les violences scolaires, les addictions, la discrimination, la stigmatisation, la malnutrition et la protection de l’environnement. L’objectif affiché était clair doter les futurs enseignants d’outils pédagogiques innovants et inclusifs pour améliorer le climat scolaire et favoriser le bien-être des élèves.
Parmi les axes pédagogiques explorés, la pédagogie positive a été particulièrement mise en lumière. Christhian Obiang, inspecteur formateur, en a souligné les fondements :

« La pédagogie positive, c’est une autre manière d’enseigner en ne demeurant plus traditionnellement dans les aspects
punitifs de la pédagogie, mais en essayant de faire en sorte que l’on reste dans la fermeté tout en cultivant la bienveillance. Il s’agit d’améliorer le climat scolaire en faisant en sorte que ce ne soit plus un simple transfert de connaissances, mais que l’élève soit lui-même au centre de son apprentissage, et qu’il développe des compétences émotionnelles nécessaires à l’amélioration du vivre ensemble. »
Les intervenants ont également insisté sur l’importance d’une approche inclusive, valorisant la diversité et l’acceptation des élèves en situation de handicap, vivant avec le Vih ou issus de minorités. L’éducation à l’esprit critique a été présentée comme une priorité dans un monde saturé d’informations. À ce sujet, Christhian Obiang a précisé :
« Il y a des aspects liés à la lutte contre les produits psychotropes, à la lutte contre les mauvaises informations distillées dans les réseaux sociaux mais aussi dans les autres médias. L’élève doit être en mesure de sélectionner les informations qui lui sont profitables, qui peuvent construire son savoir, et celles qui peuvent lui être nuisibles, tout en participant à la lutte contre le Vih/Sida. »

Lors de la cérémonie de clôture, le directeur de l’Ensig, Félicien Ngouayi, a salué l’engagement de l’Unesco :
« Ce séminaire a été un véritable enrichissement pour nos étudiants. Les connaissances acquises doivent être capitalisées et mises en pratique pour bâtir une école gabonaise plus forte, plus humaine et plus engagée. »
Cette collaboration entre l’Ensig et l’Unesco s’inscrit pleinement dans la vision d’une éducation inclusive et équitable, où les enseignants sont les vecteurs du changement social. À travers ce partenariat, l’Ensig réaffirme son rôle stratégique dans la formation d’éducateurs engagés pour une société plus juste et solidaire.

























