Après des semaines de tension, le secteur pétrolier gabonais a connu une avancée majeure avec la conclusion d’un accord entre les ministres du Pétrole, du Travail et l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep). Cet accord vise à stabiliser l’emploi, à réguler l’usage des intérimaires et à mieux contrôler la main-d’œuvre étrangère, avec un plan d’action concret à mettre en œuvre avant la fin de l’année, selon une publication du 11 septembre de nos confrères de L’Union.
La rencontre entre Sosthène Nguema Nguema, ministre du Pétrole et du Gaz, Patrick Barbera Isaac, ministre du Travail, et Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général de l’Onep, a permis de désamorcer la menace de grève qui planait sur le secteur. Les discussions ont abordé des points cruciaux tels que la précarité de l’emploi, le recours excessif aux sociétés d’intérim et le non-respect des décrets régissant l’emploi de la main-d’œuvre étrangère. Le ministre du Travail a particulièrement insisté sur la nécessité d’aligner les salaires des travailleurs intérimaires sur ceux des employés permanents, une mesure clé pour assurer l’équité.
Pour le gouvernement, l’objectif était double : garantir la performance et la stabilité d’un secteur économique vital pour le Gabon, tout en répondant aux préoccupations légitimes des travailleurs. « Nous allons tout mettre en œuvre pour implémenter les points d’accord avant fin décembre », a assuré le ministre du Pétrole. L’Onep a exprimé sa satisfaction quant aux engagements pris, notamment concernant l’application de la loi anti-précarité et le respect des quotas de main-d’œuvre locale.
Par ailleurs, un point d’étape est prévu fin octobre pour évaluer l’avancement de ces mesures.
Cet accord marque une étape importante vers une meilleure gouvernance de la main-d’œuvre dans le secteur pétrolier, renforçant ainsi la confiance entre les parties prenantes et assurant la continuité de l’activité économique.
Par Yann Yorick Manfoumbi

























