Le Gabon n’a jamais foulé la pelouse d’une Coupe du Monde. Pour l’instant, le seul contact avec ce rêve intergénérationnel se fait via l’écran plasma, souvent accompagné d’une bonne dose de beignets et de murmures d’espoir : « Un jour, ce sera nous, promis ! » Eh bien, ce « un jour » pourrait bien être 2026, car nos Panthères du Gabon, actuellement deuxièmes du groupe F derrière la Côte d’Ivoire, jouent leur carte avec une détermination qui ferait pâlir un chaton face à un pointeur laser.
Au programme de cette semaine, un petit festin : les Seychelles en entrée, un adversaire qui, espérons-le, ne nous fera pas digérer de travers. Le hic ? Une absence notable de quelques-uns de nos meilleurs chasseurs : Aubameyang, Nze Samake, Babicka, Allevinah… Autant dire que le buffet offensif sera un peu moins garni. Le coach va devoir faire preuve d’une ingéniosité digne d’un chef cuisinier jonglant avec les restes, et les remplaçants ont là une occasion rêvée de montrer que le Gabon ne se résume pas à un seul menu de stars.
Et puis, le 9 septembre, le plat de résistance : un duel au sommet contre les Éléphants de Côte d’Ivoire. Un match qui sent le choc des titans, façon « qui va mordre qui ? ». Avec un seul petit point d’écart au classement, c’est un peu comme un tirage au sort pour savoir qui paiera la tournée.
Alors, quelles sont nos chances ? Les experts, ceux qui analysent les chiffres avec la même passion qu’un arbitre qui compte les buts hors-jeu, donnent entre 30 et 40% de probabilité de qualification. Sur le papier, ça ressemble à une invitation à une fête où l’on n’est pas sûr d’être sur la liste. Mais dans le cœur des supporters gabonais, c’est un « oui » retentissant, un 100% qui fait trembler les tribunes ! Car au football, comme dans la vie, le cœur, ça pèse lourd.
Imaginez : si le Gabon se qualifie, attendez-vous à un chaos joyeux. Les bureaux resteront vides, les rues vibreront au son des klaxons, et même les animaux de compagnie adopteront la posture des Panthères. Ce serait plus qu’une victoire sportive, ce serait une explosion de fierté nationale, un moment où tout le pays rugirait à l’unisson.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























