Un drame poignant s’est déroulé à la fin du mois d’août dans le quartier de Yéné, au 4ᵉ arrondissement de Franceville. Une jeune femme congolaise de 27 ans, identifiée comme Naomie Likibi, est soupçonnée d’avoir ôté la vie à son nouveau-né peu après l’accouchement. Les faits, rapportés par le quotidien L’Union, ont suscité une vive émotion dans la communauté locale.
Une affaire aux contours encore flous
Selon les premiers éléments de l’enquête, Naomie Likibi aurait accouché dans des conditions non médicalisées. Le nourrisson, retrouvé sans vie, aurait succombé peu après sa naissance. Alertés par des riverains, les officiers de police judiciaire se sont rendus sur les lieux et ont procédé à son interpellation. La mise en cause a été placée en garde à vue par la brigade de gendarmerie de Mbaya.
Une information judiciaire a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame et d’établir les responsabilités. Naomie Likibi devrait être présentée devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Franceville dans les prochains jours.
Une tragédie révélatrice d’un malaise social
Au-delà de l’horreur des faits, cette affaire soulève des questions profondes sur la prise en charge des femmes en situation de détresse. L’absence d’un suivi médical, le silence qui entoure certaines grossesses non désirées et le manque de soutien psychologique sont autant de facteurs qui peuvent conduire à des actes irréparables.
Les autorités locales et les acteurs sociaux sont appelés à renforcer les dispositifs d’écoute, d’accompagnement et de prévention, notamment dans les quartiers périphériques où la précarité rend les femmes particulièrement vulnérables.
Ce drame rappelle l’urgence de briser les tabous autour de la maternité en détresse et de créer des espaces sûrs pour que chaque femme puisse être entendue, soutenue et protégée. Il ne s’agit pas seulement de juger, mais de comprendre pour mieux prévenir.


























