Le 30 juillet 2025, un homme de cinquante ans, Alexis Bouaka, est décédé au Centre hospitalier régional Omar Bongo Ondimba à Makokou, suite à un incendie survenu dans sa cellule de garde à vue au commissariat de police local. Ce drame suscite une vive émotion et interroge sur les protocoles de sécurité et la protection des droits humains au sein des lieux de détention au Gabon.
Placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour viol à la suite d’une plainte déposée par sa propre fille, Alexis Bouaka aurait tenté, quelques heures auparavant, de s’empoisonner avec de la bétadine dans l’enceinte du commissariat. Pris en charge médicalement, son état avait été jugé stable. Pourtant, peu après sa réintégration en cellule, un incendie inexpliqué s’est déclenché, entraînant de graves brûlures dont il ne s’est jamais remis.
Selon les premiers éléments de l’enquête, aucune trace d’objet inflammable ni de source d’allumage n’a été retrouvée sur le détenu, pourtant fouillé minutieusement. L’hypothèse d’un court-circuit électrique a également été écartée, laissant place à un mystère qui alimente l’indignation populaire.
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Cette affaire soulève des questions fondamentales : comment un tel incident a-t-il pu survenir dans un lieu censé garantir l’intégrité physique des personnes sous garde ? Quels dispositifs de surveillance étaient en place ? Et surtout, quelles réformes doivent être engagées pour éviter que de tels drames ne se reproduisent ?
Au-delà du choc émotionnel, ce décès d’Alexis Bouaka renforce les appels à moderniser les infrastructures policières, former les agents à la gestion des personnes vulnérables et instaurer des mécanismes de contrôle indépendants sur les pratiques de détention. Il en va de l’image de la République, mais surtout de la dignité humaine.
Dans un État de droit, la garde à vue ne doit jamais se transformer en condamnation silencieuse. Le Gabon mérite des institutions qui protègent, préviennent et répondent avec transparence.












































