Un profond sentiment de sidération et de colère secoue actuellement la ville de Moanda, dans la province du Haut-Ogooué. Le dimanche 20 juillet 2025, vers 22 heures, un drame glaçant a ébranlé le quartier Onkoula, situé dans le 2ᵉ arrondissement. Hassana Tamboura, jeune commerçant malien de 26 ans, a été retrouvé ligoté et sans vie dans son épicerie. Ce meurtre, survenu dans un contexte de recrudescence des violences urbaines, ravive les inquiétudes croissantes des riverains face à une insécurité qui semble s’enraciner.
Selon les premières constatations, Hassana Tamboura aurait été victime d’un acte criminel prémédité. Le parquet de Franceville a immédiatement ouvert une enquête confiée à la Police judiciaire, qui a interpellé deux jeunes du quartier, désormais placés en garde à vue. Le mobile du crime reste encore inconnu, bien que certaines sources évoquent la piste d’un braquage ayant mal tourné.
Ce drame relance le débat sur la sécurité dans les quartiers populaires de Moanda. Le cosmopolitisme qui faisait autrefois la richesse culturelle de la ville paraît aujourd’hui affaibli, mis à rude épreuve par une montée insidieuse du banditisme. De nombreux commerçants, déjà exposés à divers risques, témoignent de leur détresse face à une recrudescence d’agressions ciblées.
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Les habitants d’Onkoula réclament une présence policière renforcée, notamment à travers des dispositifs de surveillance nocturne plus efficaces. Certains dénoncent également le manque de perspectives offertes aux jeunes, souvent livrés à eux-mêmes dans un environnement économique précaire.
L’assassinat de Hassana Tamboura ne peut être réduit à un simple fait divers : il soulève des questions cruciales sur les failles d’un système sécuritaire trop souvent réactif, et sur la fragilité du lien social dans nos zones urbaines. Tirer les leçons de ce drame est essentiel pour que d’autres vies ne soient pas fauchées dans l’indifférence.


























