Libreville, 24 juillet 2025 Deux mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction des sacs plastiques à usage unique, le gouvernement gabonais vient d’apporter des précisions essentielles sur les types de contenants encore autorisés dans le pays. Dans un communiqué publié le 21 juillet, le ministère de l’Environnement, de l’écologie et du climat clarifie la portée de la mesure et encadre rigoureusement les dérogations possibles.
Depuis le 3 juin 2025, la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs plastiques à usage unique sont proscrites. Cette mesure concerne principalement les emballages distribués en sortie de caisse, notamment dans les grandes surfaces et commerces de proximité. Libreville, à elle seule, génère près de 36 tonnes de déchets plastiques par jour, un chiffre qui justifie l’urgence d’une action ciblée.
Le gouvernement précise que certains types de sacs plastiques demeurent autorisés. Il s’agit de contenants utilisés dans des secteurs jugés stratégiques et dont l’absence pourrait perturber des services ou des chaînes logistiques :
Le secteur médical et pharmaceutique pour la conservation hygiénique des produits ;
L’agriculture et l’industrie pour le conditionnement technique ;
La collecte des déchets ménagers et hospitaliers ;
La conservation alimentaire dans des conditions spécifiques ;
Les sacs plastiques réutilisables de type cabas.
Une lutte renforcée contre la pollution plastique
Cette clarification s’inscrit dans une politique environnementale ambitieuse, visant à réduire les nuisances liées au plastique : obstruction des canalisations, inondations, pollution des rivières, destruction de la biodiversité et apparition de microplastiques dans les aliments. Le gouvernement appelle à une mobilisation citoyenne autour d’alternatives durables telles que les sacs en fibres naturelles, les contenants recyclables ou les emballages biodégradables.
Des contrôles annoncés dès septembre 2025
Des opérations d’inspection seront menées pour s’assurer de la conformité des commerces et opérateurs économiques. Les distributeurs disposent d’un délai de trois mois pour se mettre en règle, sous peine de sanctions administratives.
Ce tournant réglementaire reflète un engagement fort du Gabon en faveur de la santé publique et de la préservation de son environnement naturel.


























