Le calme habituel de Booué, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, a été brutalement rompu par un accident tragique survenu au sein de la société forestière IBNG. Le jeudi 17 juillet, Grégory Angoue Assoumou, jeune ouvrier gabonais âgé de 26 ans, est décédé alors qu’il participait à une opération de chargement de grumes à l’aide d’un engin Caterpillar. Une bille de bois, mal maîtrisée lors de la manœuvre, lui a violemment chuté dessus, le tuant sur le coup.
Sous le regard horrifié de ses collègues, l’homme n’a eu aucune chance. La scène, aussi rapide que brutale, a mis en lumière les dangers permanents auxquels sont exposés les travailleurs du secteur forestier. Ce drame vient relancer le débat sur la sécurité au travail, notamment dans les zones d’exploitation forestière où les normes sont parfois lacunaires ou insuffisamment appliquées.
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident, et de déterminer si une négligence ou un défaut de protocole est en cause. Les autorités locales, interpellées, sont attendues sur la mise en place de mesures concrètes pour prévenir ce type d’incidents à l’avenir.
Le décès de Grégory Angoue Assoumou résonne comme un douloureux rappel : derrière chaque grume exportée, il y a des vies humaines engagées, souvent dans des conditions précaires. Les voix s’élèvent pour demander des audits de sécurité réguliers, des formations renforcées pour les opérateurs, et une responsabilité accrue des entreprises du secteur.
Au-delà des chiffres et des bilans, ce sont des familles qui sont touchées, des avenirs brisés, et des communautés bouleversées. L’histoire de Grégory Angoue n’est pas seulement celle d’un accident de travail ; c’est aussi celle d’un appel à la réforme et à la considération humaine.


























