Makokou, Gabon, dans le quartier Zoatab, l’indignation est à son comble suite à l’abandon choquant de trois enfants par leur mère, Sarah Ebiaken. En quête de divertissement et d’évasion à Libreville, cette jeune femme a choisi de laisser derrière elle ses propres enfants, les livrant à une existence cruelle et sans espoir.
Les cris d’alarme sont lancés par Lévy, l’aîné des enfants, dont la voix tremble d’innocence face à l’absence déchirante de sa mère. Présentant le départ de Sarah comme un simple « voyage », il ne réalise pas encore l’horreur de la situation. Livrés à eux-mêmes, sans nourriture ni vêtements adéquats, ces enfants ont été plongés dans une détresse inimaginable. Ce n’est que grâce à l’intervention courageuse d’un voisin et de leur grand-mère que le pire a été évité.
La gouverneure de la province de l’Ogooué-Ivindo, Christiane Leckat a réagi avec une promptitude louable en mobilisant un million de francs CFA pour secourir ces enfants vulnérables de Makokou. Toutefois, ces efforts ne sauraient masquer le dégoût et l’indignation face à cette mère qui a trahi son rôle sacré. En poursuivant des « aventures personnelles » au détriment du bien-être de ses enfants, Sarah a commis un acte d’égoïsme inqualifiable.
Il est tragique de constater qu’une mère puisse abandonner si froidement ses enfants pour des plaisirs éphémères. La fuite de Sarah Ebiaken est non seulement une défaillance personnelle mais aussi un cri d’alarme pour la société tout entière. Les enfants n’ont pas choisi d’être abandonnés, et leur souffrance est le reflet d’un échec collectif.
Alors que Sarah serait en route pour Makokou, il est impératif que la justice agisse avec fermeté. Ce cas doit servir d’avertissement sur les responsabilités inévitables que comporte la maternité. Les mots de la gouverneure résonnent avec une vérité poignante : « Les enfants n’ont pas demandé à venir au monde. Nous avons le devoir de les protéger. » C’est là le fondement d’une société digne et humaine.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi, journaliste stagiaire












































