La commune de Mandji, habituellement paisible, est aujourd’hui le cadre d’un drame qui bouleverse les consciences. Un homme d’une trentaine d’années, Aldo Mouguiama Bivigou, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Mouila pour des faits présumés de viol sur sa nièce âgée de cinq ans. Ce crime, d’une gravité extrême, s’est déroulé dans un cadre familial, à Mandji, où la confiance a été trahie de la manière la plus abjecte.
Les faits se seraient produits dans la nuit du 11 au 12 juin 2025, alors que les parents de la fillette étaient absents pour un retrait de deuil. Profitant de cette absence, le suspect, Aldo Mouguiama Bivigou, aurait extrait l’enfant de la chambre qu’elle partageait avec ses frères pour l’emmener dans la sienne. Là, il aurait commis l’irréparable. L’enfant, dans un geste de survie, a trouvé refuge auprès de sa grand-mère, avant de confier les faits à sa mère dès son retour.
Une consultation médicale a confirmé les signes d’agression sexuelle, déclenchant immédiatement une plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Mandji. Interpellé, le suspect aurait d’abord nié les faits avant de se rétracter. Aldo Mouguiama Bivigou a été présenté devant le parquet de la République, puis incarcéré dans l’attente de son procès.
Ce drame survenu à Mandji soulève une fois de plus la question cruciale de la protection des enfants dans les foyers. Comment un tel acte peut-il se produire dans un environnement censé être sécurisant ? Quels dispositifs sont réellement en place pour prévenir ces violences et accompagner les victimes ?
Mandji, aujourd’hui sous le choc, devient malgré elle le symbole d’un combat plus large : celui de la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants. Il est impératif de briser le silence, de renforcer l’éducation à la vigilance, et de garantir un accompagnement psychologique aux victimes. Car protéger l’enfance, c’est préserver l’avenir.


























