Lancés officiellement à Libreville dans les locaux de l’immeuble Rénovation, « JACO Streaming » et « JACO Radio 98.3 FM » se veulent des structures ambitieuses pour promouvoir la musique et la culture gabonaises. À la tête des deux projets, Olivier Dibasso a partagé avec Gabon Mail Infos sa vision et ses objectifs pour ces nouveaux médias.
Olivier Dibasso présente JACO Streaming comme « une plateforme de musique gabonaise […] un outil numérique qui permet aujourd’hui de pouvoir évaluer de manière concrète et précise qui sont les artistes écoutés ». Il souligne que, jusqu’à présent, l’industrie musicale locale manquait cruellement de données « pour comptabiliser à travers le nombre d’écoute […] mais aussi de pouvoir créer la monétisation à travers cela ». Ce projet, ajoute-t-il, est soutenu par un partenariat avec Universal, qui les accompagne « dans l’élaboration de la plateforme ».
Il précise que « chaque ayant droit a un profil sur lequel il peut se connecter ». Grâce à cette interface, un artiste ou producteur suit ses statistiques d’écoute et peut retirer ses gains via Airtel Money, MobiCash, etc. Olivier Dibasso insiste : « vraiment l’essence même de cette application c’est la promotion de la musique gabonaise », en citant l’exemple d’un Fally Ipupa gabonais, bénéficiant d’un « rayonnement au niveau international » grâce au numérique.

Concernant l’accompagnement institutionnel, il indique : « nous avons entamé les démarches avec le gouvernement gabonais […] pour pouvoir créer un mécanisme économique et culturel pour pouvoir supporter cela ». Il souligne l’importance du nouveau statut de l’artiste, adopté récemment au Parlement, qui devrait faciliter « certains mécanismes » favorisant l’industrie musicale locale.
Sur JACO Radio 98.3 FM, Olivier Dibasso explique que la radio « est née en réalité de la plateforme du streaming » et vise à renforcer la diffusion des contenus. Il explique que leur ambition est d’offrir « la qualité de l’écoute », soulignant les grésillements fréquents sur d’autres stations, et assure : « si vous mettez 98.3 FM, vous allez vous rendre compte de la qualité du son ».
Quant à la programmation, la radio embrasse pleinement la diversité de la musique gabonaise : « la musique gabonaise dans sa globalité » – salsa, rumba, titres des années 70 à 2025 – et vise à toucher un public familial : « les parents qui vont déposer leurs enfants à l’école le matin ».

Le directeur insiste sur la valeur de la concurrence : « c’est la concurrence qui permet […] à une structure de se développer et de se maintenir un certain niveau ». Il précise aussi que la radio sera « non seulement audio mais visuelle », avec des émissions diffusées en live sur Facebook, YouTube, TikTok et Instagram.
Actuellement, la couverture d’ondes cible le Grand Libreville, avec une diffusion optimisée : « nous émettons partout […] avec naturellement une certaine qualité ». Olivier Dibasso appelle enfin le public à soutenir cette initiative : « j’encourage […] les Gabonais à nous suivre dans cette aventure », affirmant que grâce à ces outils, « nos artistes soient valorisés » et « on ne peut plus dire qu’on n’a pas l’outil ».


























