Le Cameroun demeure le pays africain le plus dangereux pour exercer le métier de journaliste selon l’information communiquée ce 02 mai 2021 par notre confrère français RFI en prélude à la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 03 mai de chaque année. La thématique de cette année est « l’information comme bien public ».
L’Afrique du Nord demeure le lieu du continent où le métier de journalisme n’est pas bien perçu dans l’ensemble par les gouvernants.
En effet, l’Algérie et le Maroc et la Libye connaissent des une forte dégradation de la liberté de la presse. Plus grave encore en Libye. On note en Algérie des « condamnations de journalistes, blocages de médias en ligne, adoptions de lois visant à limiter la liberté d’informer », indique Reporters sans frontières. Il y a eu la condamnation de Khaled Drareni directeur du site web d’information Casbah Tribune pendant onze mois.
Au Maroc, Maati Monjib, le fondateur de l’Association marocaine du journalisme d’investigation était en prison pendant que ses confrères Omar Radi et Suleiman Rassouni sont toujours incarcérés.
Par ailleurs, censure, de violences et d’intimidations envers les journalistes et les médias sont le lot des journalistes libyens qualifiés de « véritable trou noir de l’information », précise RSF.
Le pays où les résultats sont les plus mauvais malgré ses bonnes écoles de journalisme, le Cameroun tire le continent vers le bas. Pour l’ONG, le Cameroun « fait désormais partie, écrit Reporters sans frontières, des pays les plus dangereux pour l’exercice du journalisme sur le continent », indique-t-il.
Ainsi, Paul Chouta croupit en prison depuis deux ans déjà car accusé de de diffusion de fausses nouvelles. Le reporter de Cameroun Web fait l’expérience d’une absence de liberté de presse véritable dans son pays. Au Cameroun l’information n’est pas bien public selon RSF.





































