Dans les vallées verdoyantes de l’Ogooué-Ivindo, une nouvelle dynamique se dessine. Face aux interrogations légitimes de la population sur la gestion des financements publics, les autorités provinciales et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont choisi de faire front uni. Leur engagement est clair : faire jaillir la lumière de la transparence sur chaque chantier et transformer les milliards alloués en actions palpables.
Depuis quelques jours, une mission d’évaluation technique et financière du PNUD sillonne la province. Objectif : poser un diagnostic sans complaisance, ajuster les approches, lever les freins, et insuffler une rigueur nouvelle dans l’exécution du Plan d’Investissement Prioritaire (PIP). Ce plan, doté de 7 milliards de francs CFA par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, se veut un levier puissant de développement local.
Sur le terrain, les premiers fruits de cet investissement commencent à poindre. Grâce à 19 points d’eau autonomes, 27 bornes fontaines et 54 pompes à motricité humaine, l’accès à l’eau potable n’est plus un rêve lointain mais une réalité concrète pour des centaines de familles, d’Ayol à Batouala en passant par Kombani et Makokou. C’est une véritable bouffée d’espoir pour des communautés longtemps oubliées, une goutte de vie dans des zones arides.
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Le secteur social n’est pas en reste. De Ntsibelong à Inzaza, des écoles renaissent sous les marteaux et les pinceaux des ouvriers. À Makokou, le Centre des Grandes Endémies entame sa mue, tandis que les dispensaires de Koumameyong et Ntsenkele seront réhabilités. Douze infrastructures éducatives et sanitaires sont ainsi en voie d’achèvement, prouvant que le chantier du mieux-être est bel et bien ouvert.

Sur la route Malassa-Malouma, les premiers engins sont en cours d’acheminement pour un démarrage imminent des travaux. Là encore, les retards observés ne traduisent pas un désintérêt mais les aléas d’une mécanique complexe, comme souvent dans les grands projets. La machine administrative se réajuste, les délais se recadrent, mais la volonté reste intacte.
Le mot d’ordre du PNUD est sans équivoque : ne laisser personne de côté. Cette maxime, loin d’être un simple slogan, irrigue chaque étape du processus. À travers la concertation locale, les Délégués de Secteur (DS) sont devenus les porte-voix des besoins réels. Grâce à leur implication active dans la planification et le suivi, les projets trouvent une boussole locale et humaine. Car nul mieux qu’un acteur de terrain ne sait où le bât blesse.
Dans ce même esprit, les entreprises locales bénéficient de formations techniques leur permettant d’accéder aux marchés publics. Ce transfert de compétences incarne le souci d’un développement enraciné, porté par les fils et filles de la province.
La gouvernance, quant à elle, entend se doter de nouveaux garde-fous : présence des DS aux dépouillements, contrôles renforcés, et la tenue régulière de réunions techniques dessinent les contours d’une gestion plus inclusive, plus exigeante, et plus proche des attentes citoyennes.
À Booué et Ovan, les chantiers des hôtels de ville s’apprêtent à sortir de terre. Symboles d’un État au service des siens, les hôtels de ville de Booué et Ovan sont inscrits dans le projet PIP. La construction de ces nouveaux édifices incarneront la modernité administrative autant que la fierté locale.
Pour Mme Christiane Lecka, Gouverneure de l’Ogooué-Ivindo, la réussite passera par une alchimie subtile entre vision stratégique et ancrage communautaire. « Chaque projet doit être l’écho des aspirations populaires », a-t-elle souligné, appelant à une communication plus fluide et à une appropriation collective des réalisations.
Un chronogramme précis a été élaboré : l’objectif est clair comme de l’eau de roche — livrer d’ici août 2025 les chantiers prioritaires, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et des infrastructures routières. Les retards initiaux sont désormais cadrés, les mesures correctives actées.
Car c’est bien par la concertation entre les autorités et le PNUD, la transparence et le travail bien fait que l’Ogooué-Ivindo gravira, pas à pas, la colline du développement.


























