Chaque jour, les routes gabonaises sont le théâtre de drames qui endeuillent des familles et interrogent sur l’état des infrastructures ainsi que le comportement des usagers. Ce jeudi 8 mai 2025, un nouvel accident spectaculaire est venu allonger la liste des tragédies routières du pays.
En début d’après-midi, à l’entrée de la ville de Ndjolé, un bus Coaster en provenance de Libreville, transportant une dépouille vers Makokou, a violemment percuté une semi-remorque. La scène, capturée dans une vidéo rapidement relayée sur les réseaux sociaux, laisse apparaître un choc d’une rare violence.
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D’après les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est produit au bas d’une pente raide menant à la ville, précisément dans un virage réputé dangereux. « Le bus est carrément entré sous la semi-remorque. Le chauffeur a les jambes fracturées et il y a plusieurs blessés », rapporte un riverain, encore sous le choc.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés graves, dont le chauffeur du bus, grièvement touché aux membres inférieurs. Les images diffusées montrent un véhicule broyé à l’avant, traduisant la violence de l’impact.
Si les causes exactes de l’accident restent à déterminer, l’hypothèse d’un excès de vitesse conjugué à un défaut d’attention dans un virage dangereux est largement évoquée par les témoins. L’état des routes gabonaises et l’éventuelle vétusté du véhicule accidenté pourraient également être des facteurs aggravants.
Les victimes ont été rapidement prises en charge et transportées vers les structures de santé les plus proches, dans un contexte où les capacités de prise en charge médicale restent limitées hors des grands centres urbains.
Ce drame relance, une fois encore, le débat sur l’état des routes gabonaises, la vétusté des transports collectifs et le manque de rigueur dans le respect du code de la route. Face à cette recrudescence des accidents mortels, il devient urgent de prendre des mesures drastiques pour améliorer la sécurité routière au Gabon.
Sensibiliser les conducteurs, renforcer les contrôles et investir dans l’entretien des infrastructures apparaissent comme des priorités incontournables. Sans une prise de conscience collective et une volonté politique affirmée, ces tragédies continueront d’endeuiller des familles et d’alimenter l’inquiétude des usagers.
Que cet accident serve d’électrochoc pour mettre en place des solutions durables, afin que les routes cessent d’être des pièges mortels.


























