Le week-end écoulé, nous avons vu un jeune comédien nommé Tercar, sur sa page Facebook, dans une position assez scandaleuse avec une jeune dame, dans une vidéo que l’on pourrait décrire à caractère pornographique. Et il n’a pas été inquiété par les autorités judiciaires de notre pays notamment le procureur de la République.
À ce moment, on se demande pourquoi le Procureur Bruno Obiang Mve reste silencieux : aucune prise de parole pour sanctionner l’acte, sachant qu’il existe des articles qui blâment l’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu public. Nous avons, par exemple, l’article 402 du Code pénal gabonais qui stipule : « quiconque se rend coupable d’atteintes aux mœurs […] est puni d’un emprisonnement de six mois au plus et d’une amende de 5.000.000 FCFA au plus. » Pourquoi donc ce silence ? Qui pour nous répondre ?
Pourquoi le cas de Tercar ne fait-il pas école ? Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir une poubelle où chacun peut se permettre de faire ce qu’il pense être vrai ou faux, sans tenir compte des tenants et des aboutissants. Le Gabon est un pays qui se veut exemplaire par sa population, et les mentalités devront suivre. Selon le comédien, le but de cette vidéo était de sensibiliser. Mais la question qu’on tente de se poser est de savoir : sensibilise-t-on en atteignant aux mœurs d’un pays, en se dénudant pour illustrer un fait ? Les vues ne doivent pas faire oublier la réalité. Si le parquet fait preuve de laxisme, la plateforme numérique deviendra un levier répugnant.
Toutefois, après avoir réalisé l’ampleur de son agissement, le comédien de Facebook Tercar a fait une vidéo où il demandait pardon à la population, n’ayant pas réalisé la portée qu’aurait eue cette vidéo. On veut des contenus instructifs, des faits de société qui parlent, mais avec la teneur qui sied, à l’heure où cette jeunesse est en perte de repères.


























