Dans la perspective de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2025, une réunion stratégique s’est tenue ce vendredi 04 avril 2025 entre les autorités judiciaires et les mandataires financiers des candidats. Cette séance de travail, placée sous la présidence conjointe de Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et président de la CNOCER, et du Premier président de la Cour des comptes, Alain-Christian Iyangui, avait pour but d’encadrer rigoureusement la gestion des fonds électoraux pendant la campagne.
« Cette réunion a été convoquée à l’initiative du ministre de l’Intérieur pour que la Cour puisse livrer une communication à l’endroit des mandataires financiers », a expliqué Alain-Christian Iyangui. Selon lui, il s’agissait d’une démarche pédagogique visant à « mettre à disposition un certain nombre d’éléments » afin de clarifier les obligations légales relatives à la gestion comptable des campagnes. Parmi ces exigences figure la déclaration préalable des mandataires financiers, qui doivent être dûment enregistrés auprès de la Cour des comptes sur présentation d’un document officiel émis par le ministère de l’Intérieur.
M. Iyangui a insisté sur le rôle crucial de ces représentants : « Ils vont tenir les comptes de campagne des candidats. Cela suppose qu’ils doivent avoir des responsabilités dans la tenue de la comptabilité. » Pour faciliter cet encadrement, des imprimés spécifiques ont été remis aux mandataires ; ils devront les remplir et les déposer rapidement auprès de la Cour.
À la question du calendrier, le président de la Cour a rappelé que « la loi ne fixe pas de délai » strict, à l’exception de l’obligation de dépôt avant la tenue du scrutin. Ainsi, « ils ont jusqu’à la semaine prochaine pour déposer ces imprimés, formulaires dûment remplis », a-t-il précisé, ajoutant que l’enregistrement officiel des mandataires permettra ensuite de garantir la régularité du dépôt des comptes de campagne.

Il a également tenu à rappeler une donnée essentielle : « Il n’y a pas de financement par l’État des campagnes électorales. Les candidats et partis politiques se financent eux-mêmes. » Cette affirmation souligne l’importance du contrôle rigoureux des ressources et des dépenses engagées.

Cette initiative vise à instaurer une culture de transparence, dans un contexte où la gestion des fonds électoraux a longtemps souffert de flou juridique. « L’exercice de ce matin consistait à informer les mandataires sur leur rôle », a résumé M. Iyangui, en soulignant que l’objectif est d’« acquérir des bonnes pratiques pour que, lorsque la Cour va examiner ces comptes, il n’y ait pas de problème. »
Du côté des intéressés, Yoyo Illoko épse Tchimina, l’une des mandataires financiers présents, a salué cette rencontre : « Cela nous permet de savoir ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas […] Les candidats encourent quand même certaines sanctions si nous n’avons pas respecté. »


























