Ce mercredi 19 mars, il s’est tenue une conférence à la Bibliothèque universitaire Omar Bongo. Cette rencontre intellectuelle et académique s’est déroulée sous le thème : « Développement durable et culture (gabonaise) : convergence ou divergence ? » Une problématique qui interroge profondément les liens entre les pratiques culturelles et les enjeux contemporains du développement au Gabon.
Pour l’orateur, Dr Kanel Engandja-Ngoulou, aborder cette thématique est essentiel, surtout dans un contexte où les autorités gabonaises évoquent de plus en plus la nécessité d’une refondation des institutions nationales. Selon lui, certaines institutions culturelles ont été établies de manière parallèle avec le développement durable. L’objectif est donc d’éclairer la lanterne du grand public, notamment ceux qui pensent que, lorsqu’on emploie l’expression « développement durable », il ne s’agit en réalité pas de culture.
Il a tenu à rappeler que le développement durable repose sur trois piliers fondamentaux : l’économie, le social et l’environnement. Ces éléments sont aujourd’hui au centre des politiques publiques à travers le monde. Toutefois, l’intervenant a précisé que ces piliers sont intrinsèquement liés à la culture, y compris celle du Gabon.

« Nous avons montré que en réalité tous ces piliers qui définissent le développement durable aujourd’hui — l’économie, social et l’environnement — se trouvent dans la culture. Les cultures gabonaises ont une dimension économique, à l’exemple du masque fang qui a été vendu en France en 2022 à des milliers d’euros », a-t-il affirmé.
À travers cette déclaration, l’orateur a cherché à démontrer que la culture gabonaise n’est pas étrangère aux principes du développement durable. Au contraire, elle les incarne depuis des siècles, à travers les rites, les savoir-faire, la transmission intergénérationnelle, mais aussi les pratiques sociales respectueuses de l’environnement.
L’intérêt principal de cette conférence était donc de clarifier une thématique souvent mal comprise. Il s’agissait aussi de rappeler que les cultures gabonaises sont bel et bien compatibles avec les enjeux du développement durable. Il ne faut pas avoir honte de sa culture, encore moins de ses rites et traditions. Bien au contraire, il convient de les valoriser, de les promouvoir et surtout de les préserver pour les générations futures.












































