Le silence de Bilie-By-Nze sur ses intentions présidentielles s’est brisé tel un glaive s’abattant sur l’échiquier politique gabonais. Ce 6 mars 2025, l’ancien Premier ministre, Alain Claude Bilie-By-Nze, a officiellement retiré son dossier de candidature auprès de la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections ou du Référendum (CNOCER), confirmant ainsi son entrée dans l’arène présidentielle.
Alors que la date limite pour le dépôt des candidatures approche à grands pas, chaque mouvement sur le champ de bataille électoral est scruté avec attention. L’ancien chef du gouvernement, qui s’est illustré par une vaste tournée dans les neuf provinces du pays, semble avoir peaufiné sa stratégie. Ce périple, tel un général préparant ses troupes avant l’affrontement final, lui a permis de jauger son influence et de tisser un lien direct avec les populations.
Cependant, cette ascension vers la conquête du pouvoir ne se fait pas sans heurts. Le camp qu’il préside, Ensemble pour le Gabon, se fissure sous le poids des ambitions individuelles. À ses côtés, deux figures majeures du mouvement, Stéphane Germain Iloko Boussiengui et Marlène Fabienne Essola Efountame, ont également choisi de briguer la magistrature suprême. Ce coup de théâtre, loin d’être anodin, signe une fracture irréversible au sein de la plateforme.
Loin d’un simple désaccord, cette confrontation s’apparente à une véritable bataille interne où chaque camp affûte ses armes. L’unité affichée autrefois n’est plus qu’un lointain souvenir, remplacée par une lutte d’influence qui pourrait profiter à leurs adversaires, notamment au président de transition Brice Clotaire Oligui Nguema. À mesure que l’échéance approche, l’opposition semble se fragmenter en une multitude de candidatures, affaiblissant ainsi ses chances face à un pouvoir en place mieux structuré.
La question qui demeure est la suivante : Bilie-By-Nze saura-t-il retourner cette situation à son avantage ou sombrera-t-il dans les méandres des querelles internes à cette presidentielle poste-transition ? Face à cette guerre de positionnement, la stratégie du leader d’Ensemble pour le Gabon déterminera l’issue du combat politique à venir.


























