Mercredi 5 mars 2025 à Libreville, Blanche Simonny Abegue, coordinatrice du projet « Appui aux parties prenantes pour un Référendum et des élections transparentes au Gabon » et Rostand Essono Ella, chargé du plaidoyer et de la formation au sein du ROC, ont donné le coup d’envoi d’un atelier de renforcement des capacités destiné aux membres du Réseau des Observateurs Citoyens (ROC). Cet événement du ROC, organisé avec le soutien de partenaires tels que le PNUD, s’inscrit dans la dynamique de professionnalisation de l’observation électorale au Gabon avec la formation de 500 observateurs, après l’expérience du référendum de novembre 2024.
Un dispositif renforcé pour une élection présidentielle déterminante
La transition amorcée en août 2023 a placé le scrutin présidentiel du 12 avril 2025 sous haute surveillance. À cet effet, Blanche Simonny Abegue a insisté sur la nécessité d’un dispositif amélioré :
« L’élection présidentielle revêt une importance bien plus grande qu’un référendum. C’est une étape cruciale qui marquera la sortie du Gabon de la transition. C’est pourquoi nous, au ROC, avons renforcé notre dispositif avec 500 observateurs pour la présidentielle 2025, contre 250 lors du référendum. Nous visions 750, mais les financements obtenus nous permettent déjà d’atteindre un effectif plus conséquent. »
Le but est d’assurer une observation impartiale, méthodique et conforme aux standards internationaux, en s’appuyant sur la Situation Room, un centre de supervision permettant d’analyser en temps réel les remontées d’informations du terrain.
Une formation axée sur la pratique et la technologie
Rostand Essono Ella, chargé du plaidoyer et de la formation au sein du ROC, a précisé les axes stratégiques de cette formation :
« Nous devons adapter notre approche à la complexité d’une élection présidentielle, où plusieurs candidats s’affrontent. Cela implique un renforcement des capacités des observateurs, non seulement sur les aspects théoriques – observation électorale, cadre légal – mais aussi sur l’utilisation des outils numériques, tels que Kobo Tool Box et les tablettes Android. »

Le ROC mise sur ces outils pour améliorer la collecte et la transmission des données, tout en anticipant les défis liés aux infrastructures :
« Nous avons identifié plusieurs critères pour le déploiement des observateurs : accessibilité, densité démographique, zones à risques et couverture internet. En cas de panne de réseau, nous avons prévu un formulaire physique pour garantir une continuité dans la remontée des informations. »
Une mobilisation croissante de la société civile
L’engagement des observateurs citoyens est crucial pour la crédibilité du processus électoral. Carine Ntsame Ngoua, participante à la formation, témoigne de son implication :
« Après l’expérience du référendum, nous sommes venus nous perfectionner pour être encore plus efficaces le 12 avril. Nous avons déjà suivi une formation avec l’ECES, et celle-ci vient la compléter. »
Cet engagement est soutenu par un large réseau d’organisations et de bailleurs, dont l’Ambassade du Japon, l’OIF et l’Ambassade de France.
Un enjeu majeur pour la démocratie gabonaise
En conclusion, Blanche Simonny Abegue a rappelé l’importance de ce travail d’observation pour la consolidation de la démocratie :
« Grâce à ce projet, le Gabon se positionne comme un modèle en Afrique en matière d’observation citoyenne des élections. »
À l’approche du scrutin présidentiel, la société civile gabonaise se mobilise avec rigueur et professionnalisme, démontrant ainsi son engagement pour des élections libres, transparentes et crédibles.









































