Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, s’est adressé à la presse pour faire le point sur un jalon essentiel de la transition vers l’ordre constitutionnel : l’adoption et la promulgation du nouveau Code électoral. « L’élection du Président de la République, nous y sommes ! » a-t-il déclaré, soulignant le caractère fondamental de cette avancée pour la République gabonaise.
Ce processus, amorcé après l’adoption de la nouvelle Constitution, a mobilisé une Commission nationale d’élaboration, composée de 29 membres aux profils variés, incluant magistrats, universitaires, experts électoraux et représentants de la société civile. Selon le ministre, ce panel a bénéficié d’une« contributions orales et écrites d’acteurs politiques et d’experts » ainsi que d’expériences tirées du droit comparé, enrichissant le projet soumis au Parlement.
Le nouveau Code électoral se distingue par sa structure unifiée. Hermann Immongault a précisé : « Nous fonctionnions auparavant avec des textes éclatés, générant une insécurité juridique. Désormais, un texte unique simplifie son appropriation. » Organisé en quatre livres, il englobe les dispositions communes, spécifiques aux différents scrutins, ainsi que les mesures pénales et transitoires.
Parmi les innovations notables, le ministre a mentionné :
L’inscription automatique sur les listes électorales pour tout citoyen majeur recensé.
Le vote des détenus toujours détenteurs de leurs droits civiques, garantissant une inclusion renforcée.
La représentation des Gabonais de l’étranger avec la création de deux sièges de députés.
Le quota de candidature fixant à 30 % pour les femmes et à 20 % pour les jeunes, reflétant une volonté de promouvoir l’égalité d’accès aux mandats électoraux.
Sur la gouvernance des élections, le ministre a détaillé les missions des organes créés :
Le Ministère de l’Intérieur, responsable de l’organisation générale des scrutins.
La CNOCER, outil opérationnel chargé de coordonner les phases électorales.
L’ACER, autorité autonome, veillant à la régularité et à la sincérité des scrutins.
De plus, le Code interdit désormais au ministre de l’Intérieur de se porter candidat à toute élection qu’il supervise. Ce principe, selon Hermann Immongault, vise à renforcer la confiance des citoyens.
Pour assurer la transparence, les procès-verbaux électoraux devront être affichés dans chaque bureau de vote et commission de centralisation, permettant ainsi un suivi public des résultats.
L’adoption de ce texte a requis un consensus exemplaire, du Parlement jusqu’à la Cour constitutionnelle. « Ce Code électoral est le fruit d’un travail minutieux et d’un dialogue soutenu, à la hauteur des attentes des Gabonais », a conclu le ministre, Hermann Immongault.


























