À Malinga, chef-lieu du département de la Louetsi-Bibaka, Chancelvie Nkelanou, une jeune Gabonaise de 24 ans, a récemment donné naissance à un enfant présentant une malformation congénitale des membres inférieurs. Ce dernier est venu au monde avec des membres en forme de « fourches » à deux doigts, un phénomène inédit dans cette localité.
Bien que Chancelvie soit déjà mère de cinq enfants, rien ne laissait présager une telle situation. « Nous nous attendions à tout, sauf à devenir les parents d’un enfant atteint d’une malformation », a-t-elle confié, selon L’Union. L’absence de suivi prénatal et les conditions précaires des parents, classés parmi les Gabonais économiquement faibles (GEF), ont aggravé les circonstances. « Mon compagnon n’avait pas les moyens financiers pour m’envoyer dans un hôpital mieux équipé, comme ceux situés au Congo-Brazzaville », a ajouté la jeune mère. La famille vit exclusivement d’agriculture de subsistance, ce qui a empêché toute échographie ou suivi médical structuré.
L’état du centre médical de Malinga, marqué par un équipement obsolète et l’absence de services essentiels, n’a pas permis d’assurer un accompagnement adéquat de cette grossesse. Cette situation illustre les défis majeurs auxquels font face les structures sanitaires dans certaines régions du Gabon.
Face à cette réalité, le couple sollicite un accompagnement médical spécialisé pour envisager une intervention sur leur nouveau-né. Une prise en charge à Libreville, au Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne-Ebori (CHUMEFJE), est envisagée comme une solution. Les parents espèrent que les autorités les soutiendront dans cette démarche.
Le gouverneur de la Ngounié, Francis Oyinamono, s’est déjà rendu au domicile de la famille pour exprimer son soutien. Cependant, les parents appellent à une mobilisation plus large des autorités et des acteurs humanitaires pour garantir à leur enfant une vie meilleure, malgré ce départ difficile.


























