En ce 24 janvier 2025, le Gabon, à l’instar de la communauté internationale, célèbre la Journée internationale de l’Éducation sous le thème évocateur : « L’IA et l’éducation : préserver l’autonomie dans un monde automatisé ». À cette occasion, Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, a adressé un message empreint de vision et de responsabilité à la communauté éducative.
« Cette journée est une précieuse opportunité de réaffirmer notre engagement collectif envers une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous », a-t-elle déclaré pour cet thème de l’IA. Le ministre a souligné l’importance cruciale de l’intelligence artificielle (IA) dans la refonte des systèmes éducatifs, en expliquant que ses applications permettent de transformer les méthodes d’enseignement et d’apprentissage. Toutefois, elle a également insisté sur la nécessité de préserver l’autonomie des apprenants dans ce contexte technologique en constante évolution.
Le Gabon s’est résolument engagé dans cette dynamique, comme l’a rappelé Mme Ntoutoume Leclercq, à travers la déclaration d’engagement faite au Sommet mondial sur la transformation de l’éducation en 2022. Elle a évoqué des avancées concrètes telles que la digitalisation de l’enseignement primaire, la connexion de 27 écoles à Internet, l’équipement de milliers d’élèves en tablettes et la distribution de 2 504 ordinateurs ainsi que 500 écrans intelligents sur l’ensemble du territoire national. Ces réalisations, soutenues par le chef de l’Etat, président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, et par des partenaires tels qu’Airtel Gabon et l’UNICEF, traduisent la volonté de doter 90 % des écoles du pays d’infrastructures numériques d’ici 2030.
Cependant, la ministre a averti : « Les avancées technologiques doivent s’accompagner de précautions éthiques. L’éducation doit demeurer un levier d’émancipation, de créativité et de pensée critique, même dans un monde automatisé. » Elle a plaidé pour une formation adaptée des enseignants, une sensibilisation des apprenants aux enjeux éthiques et l’établissement d’un cadre législatif rigoureux pour encadrer l’usage de l’IA.
Mme Ntoutoume Leclercq a également mis en lumière les défis à relever, notamment la réduction de la fracture numérique afin d’éviter que cette technologie ne profite qu’à une élite restreinte. Elle a affirmé : « Notre ambition est claire : faire du numérique et de l’IA des instruments d’inclusion et non d’exclusion. »
En conclusion, le ministre d’État a appelé à l’élaboration d’une feuille de route éthique pour intégrer l’IA dans l’éducation au Gabon. Elle a remercié l’UNESCO et les partenaires pour leur soutien et encouragé la communauté éducative à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.


























