Récemment, une opération de la gendarmerie nationale, baptisée « Coup de poing », dans le cadre du couvre-feu, a marqué un tournant inquiétant. À Libreville, 348 personnes, parmi lesquelles 111 femmes, ont été interpellées dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024. Si certaines étaient suspectées de braquage, d’autres n’étaient coupables que d’avoir enfreint le couvre-feu. Ce traitement indistinct soulève des préoccupations sur le respect des droits fondamentaux.
Des témoignages révèlent que plusieurs contrevenants ont été contraints à des humiliations publiques, notamment en subissant des coupes de cheveux forcées avec des outils non désinfectés, parfois au risque de blessures.
Ces pratiques, documentées sur les réseaux sociaux, constituent une atteinte à la dignité humaine, interdite par l’article 12 de la nouvelle Constitution. Pire encore, elles exposent les individus à des dangers sanitaires graves, suscitant une vive indignation.

Malgré des assouplissements ponctuels, comme lors des fêtes de fin d’année ou de la Journée de la libération, le maintien du couvre-feu, sans justification claire, continue de diviser. Pourquoi cette mesure persiste-t-elle alors que les conditions sécuritaires semblent stabilisées ? Les autorités doivent s’interroger sur la pertinence de ce dispositif et sur la nécessité de rétablir un climat de confiance avec les populations.


























