Le mercredi 27 novembre, la plateforme citoyenne « Référendum Je vote NON » a exprimé son indignation face aux irrégularités enregistrées lors du référendum du 16 novembre. Par la voix de son porte-parole, Marc Ulrich Malekou, elle a exhorté les autorités gabonaises à réformer en profondeur la loi électorale en vue des prochaines échéances législatives, locales et présidentielles.
Parmi les principales revendications figurent la suppression du monopole conféré au ministère de l’Intérieur sur l’organisation des scrutins au Gabon. Cette centralisation du processus électoral, jugée incompatible avec les exigences de transparence, a été vivement évoquée. Selon la plateforme, une telle disposition alimente les soupçons de partialité et compromet la crédibilité des résultats.
La gestion du référendum par le ministère de l’Intérieur a été particulièrement énoncée. La plateforme accuse ce dernier d’avoir pris parti en faveur du « OUI », ce qui constitue, selon elle, une violation flagrante du principe d’impartialité. En cumulant les rôles de juge et partie, le ministère aurait, d’après « Référendum Je vote NON », porté atteinte à la régularité et à l’équité du scrutin, une démocratie en péril.
De surcroît, la plateforme s’inquiète de l’exclusion de certaines populations du processus électoral. Elle affirme que des manœuvres de manipulation ont été mises en œuvre, compromettant ainsi la dimension démocratique et inclusive du vote. En conséquence, elle rejette catégoriquement les résultats du référendum, qualifiés d’illégitimes, et appelle à une révision globale des mécanismes de gouvernance électorale.
Dans son allocution, la plateforme a également salué le courage du peuple gabonais, qu’elle considère comme ayant lancé un message fort contre les dérives autoritaires. Un hommage particulier a été prononcé à ceux qui ont voté « NON », célébrés comme les défenseurs des libertés fondamentales. Le président du mouvement panafricain « Osons pour l’Afrique » a conclu en ces termes : « L’abstention et l’inaction ne font qu’encourager les oppresseurs de nos droits. »


























