Ce samedi 16 novembre 2024, l’Assemblée Générale de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) a officiellement validé le bilan financier de l’exercice 2022-2023, marquant le premier rapport sous l’ère Samuel Eto’o. Bien qu’un cabinet d’audit ait analysé les données, celui-ci s’est déchargé de toute responsabilité concernant leur collecte, attribuée au Secrétariat Général. Cette situation suscite des interrogations majeures sur la transparence des finances de l’institution.
Le rapport financier dévoile un déficit préoccupant, malgré une année marquée par la participation des Lions Indomptables à la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Les revenus générés par cet événement, notamment les 9 millions de dollars (environ 5,6 milliards de FCFA) versés à chaque équipe éliminée en phase de groupes, auraient dû constituer une bouffée d’air pour la fédération. Paradoxalement, ces fonds ne figurent pas clairement dans les états financiers.
« La FIFA a versé plus de 7 milliards de FCFA à la Fécafoot en 2023 via divers programmes », notamment le FIFA Forward 3.0 et les allocations mondiales. À cela s’ajoutent d’autres revenus provenant de sponsors prestigieux tels que MTN, Orange, ou encore 1XBet. Toutefois, le bilan ne mentionne que 5,074 milliards de FCFA de recettes, laissant planer un écart inexpliqué de plus de 2 milliards de FCFA.
Historiquement, les revenus post-Coupe du Monde servaient de levier pour financer plusieurs années d’activités, comme ce fut le cas sous Iya Mohammed. Aujourd’hui, la situation semble inversée. « Pourquoi le Secrétariat Général a-t-il minimisé les fonds enregistrés ? » s’interrogent plusieurs observateurs.
En outre, des allocations versées par la FIFA aux clubs camerounais (près de 250 millions de FCFA) n’apparaissent pas clairement dans les comptes. Ces omissions ajoutent à l’opacité qui entoure la gestion actuelle de la Fécafoot par Samuel Eto’o.
Malgré ces zones d’ombre, l’Assemblée Générale a approuvé le bilan. Pour certains, cet acte équivaut à valider tacitement ce qui pourrait s’apparenter à un détournement de fonds. Si ces accusations se confirment, elles risquent de ternir durablement l’image de Samuel Eto’o et de son équipe dirigeante de la Fécafoot. La transparence et la reddition des comptes demeurent des impératifs pour restaurer la confiance dans une institution déjà fragilisée.
Source camerfoot.com


























