Le Gabon est à l’aube d’une décision historique : ce samedi 16 novembre 2024, les citoyens se rendront aux urnes pour se prononcer sur une nouvelle Constitution via le référendum, Albert Ondo Ossa, pour sa part, appelle à voter pour le « Non. Porté par le gouvernement de transition dirigé par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, ce référendum est présenté comme une étape cruciale pour l’avenir institutionnel du pays.
En effet, à la veille de ce scrutin, Albert Ondo Ossa, figure de l’opposition et candidat malheureux à l’élection présidentielle d’août 2023, a fermement pris position contre le projet constitutionnel. En appelant à voter « non », il dénonce un texte qu’il juge déconnecté des aspirations réelles du peuple gabonais. M. Ondo Ossa estime que le régime militaire actuel, issu de la transition, n’a pas la légitimité requise pour conduire un tel processus, d’autant plus qu’il continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle.
Le projet soumis au vote propose de renforcer considérablement le régime présidentiel, en introduisant des institutions modernisées, prétendument plus en phase avec les attentes des citoyens. Les défenseurs du « oui » soutiennent qu’une telle réforme est indispensable pour mettre un terme à la période de transition et garantir la stabilité du pays. Ce camp est porté par une rhétorique promettant une nouvelle ère de gouvernance et de prospérité.
En revanche, les opposants, dont Albert Ondo Ossa, considèrent cette réforme comme une tentative de consolidation du pouvoir par les autorités militaires. Rejoignant des figures politiques de renom, telles que Pierre Claver Maganga Moussavou, ancien vice-président, Alain-Claude Billie By Nze, ex-Premier ministre, ou encore Hervé Patrick Opiangah, ancien ministre, M. Ondo Ossa s’aligne également avec des mouvements puissants, tels que la confédération syndicale Dynamique unitaire. Ensemble, ils défendent une vision critique de cette transition, qu’ils perçoivent comme une menace pour la souveraineté démocratique du pays.
L’issue du référendum pencherait plus vers le Oui au regard du déploiement sur le territoire national de ce camp. Ce scrutin marque néanmoins un moment décisif pour le Gabon, pris entre espoirs de renouvellement institutionnel et craintes de dérives autoritaires. Le choix des Gabonais, demain, aura des répercussions profondes sur l’avenir politique de la nation.


























