Raymond Ndong Sima, coordinateur de la campagne pour le « Oui » au référendum constitutionnel de 2024, a vivement répondu à Alain Claude Billie By Nze, ancien Premier ministre et partisan du « Non ». Dans un message publié sur Facebook ce dimanche 10 novembre, Ndong Sima a critiqué son ancien collègue pour avoir choisi les réseaux sociaux comme scène pour lancer un défi au Président de la Transition, à lui-même, ou encore à Hugues Alexandre Barro Chambrier, plutôt que de suivre une voie officielle.
« Le procédé est grossier et presqu’amusant », écrit Raymond Ndong Sima, qui estime que Billie By Nze cherche surtout à « faire le buzz ». Pour Ndong Sima, une convocation par voie de réseaux sociaux démontre une volonté de « s’installer dans la com » et de privilégier un « ministère de la parole au demeurant creuse» , plutôt que de mener un débat constructif. Il rappelle que, pour être pris au sérieux, Billie By Nze aurait dû « adresser une correspondance en bonne et due forme ».
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L’ancien Premier ministre affirme aussi que Billie By Nze semble ignorer les protocoles. « Il n’est l’égal d’aucune des trois personnes qu’il a citées » , précise-t-il, insistant sur le fait qu’un ancien Premier ministre occupe le rang de ministre d’État, et qu’à ce titre, il devrait «débattre avec n’importe quel ministre actuellement en fonction ». Cette précision vise à recadrer l’ancien Premier ministre quant à la hiérarchie de l’État.
En dépit de ses critiques, Raymond Ndong Sima se dit toutefois prêt à relever le défi. « Je suis disponible à n’importe quel moment et n’importe quel jour pour débattre avec lui» , déclare-t-il, mais uniquement en tant que coordinateur du « Oui ». Il laisse ainsi entendre que Billie By Nze, bien que bruyant dans l’opposition, n’occupe pas un statut équivalent dans la campagne pour le « Non ». Ndong Sima conclut en suggérant que Billie By Nze cherche à « s’installer comme principal opposant», mais refuse de lui attribuer ce rôle, soulignant ainsi son propre engagement à maintenir le débat sur le terrain des arguments et de la légitimité institutionnelle.


























