Le 11 octobre 2024, devait marquer un tournant décisif pour la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG). En effet, cette dernière avait annoncé, par un communiqué largement diffusé dans les médias et sur les réseaux sociaux, la fin imminente des délestages qui affectent de nombreux Gabonais. Malheureusement, cette promesse tant attendue n’a pas été respectée, plongeant encore une fois la population dans une spirale de frustration.
Les coupures intempestives persistent, malgré les engagements fermes de la SEEG. L’administration provisoire avait affirmé que les désagréments électriques appartiendraient bientôt au passé. Or, la réalité en est tout autre. Les Gabonais continuent de subir des interruptions fréquentes du service d’électricité, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur la capacité réelle de la société à tenir ses promesses. Le sentiment de trahison est d’autant plus profond que ces défaillances ne sont pas nouvelles et qu’elles viennent s’ajouter à une série de promesses non tenues par la SEEG.
Les conséquences de ces délestages sont multiples et affectent l’ensemble de la société gabonaise. D’abord, les quartiers entiers restent plongés dans l’obscurité, impactant la vie quotidienne des habitants. Les élèves, par exemple, peinent à suivre leurs études correctement, incapables de réviser leurs cours à la maison dans de bonnes conditions. Les petites et moyennes entreprises (PME), quant à elles, subissent de lourdes pertes financières. En raison de ces coupures fréquentes, elles ne peuvent assurer un fonctionnement régulier de leurs activités, ce qui met en péril leur survie. De plus, les appareils électroménagers de nombreux foyers sont endommagés, engendrant des coûts supplémentaires pour les ménages. Enfin, l’insécurité est exacerbée par l’absence d’éclairage public, favorisant une recrudescence des agressions nocturnes dans certains quartiers.
Face à ce constat alarmant, la SEEG est désormais sous surveillance. Les médias, qui relayaient autrefois ses promesses avec optimisme, scrutent désormais chaque déclaration avec scepticisme, cherchant à vérifier la véracité des engagements pris. Il est impératif que la SEEG prenne ses responsabilités et trouve des solutions durables pour mettre fin à ces délestages, car la confiance des Gabonais en cette institution est en jeu.
Par Max Delys Robaky


























