Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema qui a fait nommer toute une pléthore de ses parents à la tête des institutions de la République commence à faire le nettoyage car certains se seraient rendus coupables des actes très répréhensibles. Après la suspension de son frère directeur général du Budget du Gabon, Aurélien Mintsa Mi-Nguema, le tour revient au Lieutenant-Colonel Bibang bi Nguema d’être démis de sa fonction de Commandant de la Section d’Intervention spéciale (SIS) du groupement d’intervention parachutiste (GIP) de la Garde républicaine (GR).
Accusé d’être impliqué dans des affaires de détournements et de malversations financières, le Lieutenant-Colonel Bibang bi Nguema, frère cadet du Président de la Transition, Chef de l’État, a été démis de ses fonctions ce jour selon une note de service rendue publique hier lundi 17 juin 2024.
Lieutenant-Colonel Bibang bi Nguema semble avoir donné des sueurs froides à son supérieur hiérarchique, le Général de Brigade Antoine Balekidra, Commandant en Chef en Second, assurant l’intérim du Général Oligui Nguema, désormais Président de la Transition. Ce dernier a décidé de le révoquer de son poste comme pour dire que même quand on a le privilège d’être nommé par le fait du même sang que le chef de l’État, on doit être un exemple.
« Par décision du Commandant en Chef, une passation de commandement aura lieu ce mardi 18 juin 2024 entre le Lieutenant-Colonel Bibang bi Nguema et le Capitaine Nguebe Tsioba pour la fonction de Commandant de la Section d’Intervention Spéciale (SIS) au Groupement d’Intervention Parachutiste (GIP) », peut-on lire sur la note de service.
La suspension d’Aurélien Mintsa Nguema à la tête de la direction générale du Budget et des finances publiques (DGBFIP) et le fait de virer le Lieutenant-Colonel Bibang bi Nguema du Commandement de la Section d’Intervention Spéciale (SIS) au Groupement d’Intervention Parachutiste (GIP) finissent par donner raison à ceux qui critiquent le président de la Transition d’avoir nommé ses parents paternels à des postes très juteux de la République pour se servir à guise avec les finances publiques.
Outre ces nominations familiales, les nommés n’usent même pas d’humilité et de bonne gestion. Ce message du président de la Transition est un message à d’autres gabonais qui occupent les postes de responsabilité. Ils devraient savoir que lorsqu’on sanctionne les siens, ils ne seront pas épargnés à leur tour.


























