Dans les méandres des tractations pour le bitumage du tronçon Oyem-Assock-Medzeng (36 Km) , les manœuvres déloyales de la China First Highway Engineering Company (CFHEC) ont semé la désillusion. Malgré les accords préalablement conclus, l’entreprise chinoise, mandatée pour ce projet d’envergure entre le Gabon et la Guinée-Équatoriale, refuse obstinément de répondre aux exigences établies par le Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI) quant à l’implication des PME gabonaises dans la chaîne d’approvisionnement en gravier.
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Au cœur de cette controverse, une entreprise locale, pourtant qualifiée et prête à collaborer, se voit écartée au profit d’une mainmise totale de CFHEC sur la fourniture de ce matériau indispensable à la construction routière. Cette décision, non seulement questionnable sur le plan de la conformité aux normes en vigueur, mais également sur celui de la viabilité du projet, met en lumière les pratiques peu orthodoxes de la société mandatée pour ce chantier d’envergure.
Alors que le projet du bitumage du tronçon Oyem Assock Medzeng avait été initié avec grand faste par le président de la Transition, Chef de l’État, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, ce volte-face de CFHEC soulève des inquiétudes quant à la réalisation dans les délais impartis de cette infrastructure cruciale. Plus qu’une simple question de production de gravier, c’est toute une dynamique socio-économique et environnementale qui est mise à mal par le mépris affiché de CFHEC envers les acteurs locaux.
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En effet, l’entreprise gabonaise évincée de ce partenariat envisageait non seulement de contribuer activement à la construction de la route, mais également de générer des emplois et des revenus au sein des communautés locales, dont l’attente était grande quant à la concrétisation de ce projet d’importance capitale. De surcroît, cette entreprise locale jouissait d’une réputation irréprochable en matière de respect des normes environnementales, ce qui en faisait un choix éthique et légalement conforme.
Face à cette situation, les villageois témoignent d’une profonde déception quant à l’attitude de CFHEC, dont les actions semblent contredire la vision de développement prônée par le CTRI et son président. Alors que la promotion des entreprises locales devrait être au cœur des priorités, CFHEC fait fi de ces considérations au profit d’intérêts étriqués et opaques.
En refusant de coopérer avec la PME gabonaise, CFHEC compromet délibérément les avancées tant attendues dans la construction de cette route stratégique, tout en sapant les efforts déployés pour favoriser l’émergence d’une économie locale dynamique et inclusive. Dans un contexte où la stabilité sociale est primordiale, de telles pratiques ne peuvent que susciter l’inquiétude et le scepticisme au sein de la population.
Alors que la transition politique se veut le prélude à un avenir meilleur pour le Gabon, les agissements de CFHEC révèlent les failles d’un système où les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général. Dans cette lutte pour la préservation des valeurs démocratiques et du développement durable, le chemin s’annonce semé d’embûches, mais la détermination à faire triompher la justice et l’équité demeure intacte.








































