Dans les annales de l’histoire, le 02 septembre 2023 demeurera gravée comme le jour où le président de la Transition, le Général président, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait émis une promesse solennelle à l’égard de la noble assemblée des hommes et femmes de plume et de caméra, celle de faciliter leur noble labeur et de pourvoir chaque sanctuaire de l’information de deux destriers mécanisés. Huit lunes se sont passées depuis cette annonce sacrée, et pourtant, les sentinelles de la vérité attendent toujours, dans la patience de Job, l’arrivée de leurs montures.
Aujourd’hui, dans les cercles où s’entrelacent les fils de la nouvelle comme au Dialogue national inclusif, l’attente pour l’accomplissement de la promesse faite par le Général président est qualifiée de véritable épopée, un voyage sans fin à travers les méandres du temps. C’est désormais le sujet de conversation qui anime les salons d’Angondjé et les arènes virtuelles des hommes et femmes des médias.
Pourtant, il est à noter qu’aucun oracle parmi la cohorte de scribes n’avait présenté la demande de tels véhicules lors de la cérémonie au Palais du bord de mer, où le « souverain » nouvellement intronisé par ses frères de la grande muette avait, de sa propre volonté, fait l’ engagement de gratifier chaque chapelle de l’information, consacrée par la loi, de deux chars pour honorer leur sacerdoce sur le terrain. Mais aujourd’hui, huit cycles lunaires plus tard, l’illusion se dissipe tel un mirage dans le désert aride de l’attente.
Pourquoi donc les émissaires de la presse indépendante devraient-ils continuer à placer leur confiance en un « souverain » qui, tel un Janus, détourne son regard des promesses émises ? Ne dit-on pas que la parole d’un « roi » équivaut à la signature d’un pacte ? Le Général président, Brice Clotaire Oligui Nguema, serait-il différent de son précédent, Ali Bongo Ondimba, dont le serment n’était qu’un écho vain dans les annales du temps ?
Dans les alcôves où résonnent les échos du quatrième pouvoir, hommes et femmes de plume réclament que la parole donnée par un « souverain » soit tenue, lorsqu’elle est proférée devant les témoins du monde, portant ainsi la flamme de la vérité et de l’ honneur.


























