Le samedi 9 décembre 2023, l’église internationale Doxa, située à Venez voir, a accueilli l’aumônerie la Conacce Chaplains pour célébrer la Journée du 10 décembre, anticipant ainsi la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le Capitaine Aristide Manfoumbi et la Capitaine Odile Louembet ont pris la parole, appelant les autorités à tirer la sonnette d’alarme sur l’état des droits de l’homme au Gabon à l’occasion de la célébration du 75e anniversaire de cette déclaration fondamentale.
Bien que les droits de l’homme existent depuis près de 75 ans depuis leur élaboration le 10 décembre 1948, des violations persistent dans le monde et particulièrement au Gabon. Inspirée par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, composée de 30 articles, énonce des droits fondamentaux.
De cette déclaration, émergent sept droits essentiels que le Capitaine Aristide Manfoumbi a voulu mettre en lumière : » le droit à la vie, à la dignité, à l’égalité, à la sécurité, à la santé, à la liberté d’expression, à l’opinion, à l’éducation, et à une justice équitable », a-t-il précisé. Traduit en plus de 500 langues, ce texte tire son inspiration de documents antérieurs, tels que le cylindre de Cyrus et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
Regroupés en trois catégories, les droits de première génération incluent la liberté d’expression, de pensée et de religion. La seconde génération englobe les droits économiques, sociaux, culturels, du travail, de la santé, de la formation, et de la protection familiale. Les droits de troisième génération concernent les droits collectifs et solidaires, comme le droit au développement, à la paix, et à un environnement propre.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, régie par les principes d’universalité, d’indivisibilité et d’inaliénabilité, s’applique partout dans le monde, tous droits étant interdépendants. Bien qu’elle demeure un idéal moral engageant chaque nation, elle manque de coercition, ouvrant la voie à diverses violations.

Face à ces lacunes, la Conacce Chaplains interpelle les plus hautes autorités gabonaises, appelant à la programmation des procès des détenus non jugés, à la grâce des détenus condamnés pour des délits mineurs, à l’interdiction des abus sur les détenus, à la réparation des condamnations arbitraires, au renforcement de la scolarisation des minorités, à l’accélération de la construction de prisons modernes, et au renforcement des instruments juridiques contre l’exploitation des enfants.
En cette journée commémorative, l’aumônerie Conacce Chaplains met en lumière ces sept points cruciaux pour une amélioration significative des droits au Gabon.











































