Selon la convention de concession qui lie l’État gabonais à la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), engage cette dernière à produire et distribuer une eau de qualité à la population sauf qu’il y a parfois une couleur de boue dans celle-ci.
Sur la base de cette concession, la SEEG se doit d’être «un acteur majeur de la santé publique et participe ainsi à l’amélioration de la qualité de vie des consommateurs».
Quid du contrôle de la production de cette entreprise par l’État?
La SEEG se défend en affirmant, nonobstant moults critiques, qu’elle est régulièrement soumise à des vérifications quotidiennes de la part des pouvoirs publics.
«A chaque étape du processus de traitement, à savoir le captage, le traitement, le transport et la distribution, l’eau produite par la SEEG est soumise à un système quotidien de vérifications et de contrôles rigoureux réalisées au sein des 55 laboratoires que comptent l’entreprise.
La fréquence des ces analyses ainsi que des actions correctives immédiates en cas de dérive garantissent une qualité constante de l’eau distribuée», a déclaré l’entreprise.
Les activités de surveillance de la qualité de l’eau menées dans tout le pays sont coordonnées, indique-t-elle, et elles sont suivies par le Laboratoire Centrale Eau de la Société d’énergie et d’Eau du Gabon qui travaille conformément aux exigences de la norme ISO 17025.
Environ 400 analyses effectuées sont comptabilisées par mois à Libreville pour plus de 350000 réalisées sur toute l’étendue du territoire, selon la compagnie.
«La SEEG met un point d’honneur dans le suivi de la potabilité de l’eau distribuée aux populations. Son Laboratoire Centrale Eau est régulièrement audité par des organismes agréés qui travaillent en toute toute impartialité.
Cette officine est un outil incontournable pour une consommation sans risque de l’eau potable fournie par Société d’Énergie et d’Eau du Gabon» a fait savoir l’entreprise.
Malgré toutes ces dispositions prises par la compagnie afin de garantir «une eau de qualité aux clients et usagers», certains consommateurs constatent pour le regretter une coloration douteuse de l’eau dans certains ménages de Libreville. Il y a de la boue dans l’eau de la SEEG.
Qu’est ce qui explique alors cette coloration jaunâtre de l’eau? Laquelle a amené plusieurs consommateurs à douter de la qualité de l’eau de la SEEG, et à ne consommer dorénavant que de l’eau minérale, plus sûre.
«Les perturbations d’ordre organoleptiques observées dans ces ménages sont par moments causées par les manœuvres sur le réseau de distribution, les pluies abondantes qui perturbent le lit de la rivière Nzémé, les glissements de terrain, l’érosion des berges, la casse des conduites par les entreprises BTP et de ramassage d’ordures ménagères ainsi que les travaux de réparation sur le réseau de distribution d’eau potable», explique un technicien de l’entreprise. Il renchérit en disant que « ces situations sont vite décelées et prises en charge par les équipes techniques de la SEEG pour un retour à la normale.
L’État gabonais à travers ses organismes spécialisés, mène également des missions inopinées de surveillance de la qualité de l’eau distribuée aux populations par la SEEG».
La SEEG réussira-t-elle à convaincre les consommateurs « dissidents » de la potabilité de son eau avec un dépôt récurrent de boue ?
Avec Directinfogabon












































