Depuis la semaine dernière, le monde de la presse gabonaise, notamment celle en ligne, est en opposition avec la Haute autorité de Communication (HAC) qui a décidé de suspendre plus de 90% des organes de presse en ligne au motif qu’ils seraient illégaux selon son président Germain Ngoyo Moussavou, une décision qui ne trouve pas l’assentiment de la Présidente du Sénat de la Transition, Paulette Missambo. Elle a exprimé son avis sur la question lors de la rentrée parlementaire de ce lundi 30 octobre 2023.
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Paulette Missambo, la présidente du Sénat de la Transition a procédé à l’ouverture de la séance inaugurale de la première session parlementaire de l’institution dont elle a la charge en critiquant le tendance à réduire l’expression libre de la part de la HAC.
En effet , les dernières réformes de la HAC, sous l’ancien régime du président déchu Ali Bongo Ondimba, avaient pour objectif de bâillonner la presse libre qui ne faisait pas ses éloges. Cela dit, les responsables de la HAC veulent toujours appliquer ces réformes dans un contexte de transition en réduisant l’expression libre de la presse.
Paulette Missambo a fustigé cette attitude de la HAC. « Si le développement de nouvelles technologies de l’information et de la communication induit des comportements nouveaux qui restent à encadrer, l’instance de régulation de la communication ne devra plus revêtir les atours d’un père fouettard. Elle devra jouer pleinement son rôle de promoteur d’une communication libre, ouverte, responsable et au service de tous », a déclaré Paulette Missambo, la présidente du Sénat.
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Madame Missambo, femme politique très respectée dans le pays, soutient que la liberté d’expression est un droit fondamental et au regard du fonctionnement actuel de la HAC des réformes sont nécessaires et surtout très urgentes pour assurer un environnement de communication plus ouvert et respectueux.
Que reproche la HAC à ces médias menacés de suspension ?
Pour la plupart de ces médias, ils détiennent une fiche circuit de l’ANPI, un agrément technique du ministère de la Communication délivrée sous condition du respect d’un certain nombre de critères comme l’autorisation du procureur de la République, des journalistes détenteurs de la carte de presse du ministère dans l’équipe de rédaction et un formulaire à remplir fournissant le curriculum vitæ du fondateur du média. Or, la plupart de ces médias hésitent à se mettre en règle avec la HAC à cause des montants très élevés exigés demandés: une assurance civile, souvent qui coûte 500 000 FCFA. Plusieurs estiment que ces montants devraient être annulés, car ils paient l’agrément technique du ministère de la Communication, les impôts qui ne correspondent pas à leur catégorie, car mis dans le registre de la vente en ligne. Or, plusieurs de ces médias ont du mal à payer ces montants car leurs revenus ne leur permettent pas à gagner autant d’argent et leur demander des sommes énormes qui dépassent même ce qui leur est demandé par leur ministère de tutelle est une volonté délibérée de les faire fermer.
L’un des aspects dénoncés par certains parmi ces responsables d’organes de presse est le fait que leur ancienne fiche circuit délivrée par l’ancien Centre du développement des entreprises (CDE) soit remise en cause. Les responsables de la HAC les ont forcés à avoir une nouvelle fiche circuit estampillée ANPI comme quoi la loi serait rétroactive de ce côté là.
L’intervention de la présidente du Sénat, Paulette Missambo intervient quelques heures après la réunion des responsables de ces organes de presse menacés de suspension par la HAC, qui a eu lieu samedi au siège du Cercle des patrons de la presse privée en ligne. Ces derniers ont décidé de s’organiser pour faire face à cette menace de la HAC qui les oblige à être en règle vis-à-vis d’elle.
De façon certaine, la sortie de Paulette Missambo a retenti chez les journalistes comme une reconnaissance du travail abattu par leurs médias pour l’expression libre au Gabon. La presse libre en ligne est la voix des sans voix par son caractère accessible à tous.
De nombreuses voix s’élèvent en faveur d’une révision profonde des méthodes de régulation actuelles, à la lumière des propos de Madame Missambo.
Selon les responsables de ces organes de presse menacés de suspension par la HAC, une réunion entre les parties aura lieu sous peu, assurément au siège du Régulateur.










































