Sylvia Bongo Ondimba, l’ex-première dame en plein déni, maladie ou stratégie de défense pour ne pas assumer les accusations qui planent sur elle de détournement de fonds publics, recel, faux et usage de faux? C’est la question qui taraudait les esprits lors du passage de Sylvia Bongo Ondimba, hier mercredi 11 octobre 2023 devant le juge. Selon notre confrère de Gabonreview, celle que plusieurs soupçonnaient de diriger le Gabon a tout nié en bloc sur tous les chefs d’accusation contre elle, y compris son propre nom.
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On se serait cru dans un film de comédie lors de la confrontation de Sylvia Bongo Ondimba avec l’ancien directeur de cabinet du président déchu, Brice Laccruche Alihanga.
La justice gabonaise accuse Sylvia Bongo Ondimba, l’épouse du président déchu le 30 septembre par les militaires, de détournement de fonds publics, recel, faux et usage de faux, ce qu’elle nie en bloc. Elle ne se reconnaît pas dans ce qui paraît être pour elle une invention, voire une invention, de la justice contre sa personne. Sylvia Bongo Ondimba «a été dans la dénégation totale», a déclaré Me Anges Kevin Nzigou, malgré les preuves qui l’accusent sans aucun doute.
Plus grave, lors de son interrogatoire devant le juge, Sylvia Bongo Ondimba a déclaré qu’elle «ne connaît le nom d’aucun Gabonais», a rapporté Gabonreview. C’est donc dire qu’elle ne connait même pas le nom de son époux, Ali Bongo Ondimba, à qui elle est mariée depuis des décennies. Aucun gabonais ne peut croire à son amnésie subite et profonde,car elle a même passé la majeure partie de sa vie au Gabon et y a appris au lycée.
«C’était un déni de tout, même du prénom, rapporte Me Nzigou. Les Gabonais ont connu pendant longtemps Sylvia Bongo, aujourd’hui elle s’appelle Sylvie et dit qu’elle ne s’est jamais appelée Sylvia», a déclaré Me Anges Kevin Nzigou.
Cette attitude pourrait naître de son refus d’admettre la réalité suite à un choc psychologique et pour l’autre partie de l’opinion, il s’agit d’une stratégie de défense pour ne pas assumer ses actes et permettre à la justice de se faire.
Dans tous les cas, du haut de son piédestal comme première dame, elle n’a jamais imaginé qu’elle puisse être un jour mise aux arrêts pour devenir locataire de la prison centrale de Libreville. Face à une telle réalité pour celle qui avait tout ce qu’elle souhaitait de matériel et de confort, elle n’a pas de choix que de croire qu’elle est dans un mauvais cauchemar. Cela peut justifier le fait que Sylvia Bongo Ondimba nie tout en bloc.


























