Conscient de la dépénalisation du délit de presse, le procureur de la République André Patrick Roponat, qui a porté plainte contre les 4 journalistes de Gabon Media Time (GMT) à la Direction générale des Recherches (DGR) plutôt qu’à la Haute Autorité de la Communication (HAC) comme l’indique la loi, pour abus de pouvoir, n’a pas fait mieux que nos confères incriminés, car il se serait servi de son pouvoir pour ordonner leur mise en garde à vue. Contrairement à ses attentes, leur libération a été ordonnée par le ministre de la Communication, Laurence Ndong et le président de la Transition “Himself”, Brice Oligui Nguema, un véritable revers, un désaveu.
Nos confrères de GMT ont été placés en garde à vue à la suite de leur audition à la DGR après une plainte pour abus de pouvoir de la part du procureur de la République, André Patrick Roponat. Les 4 journalistes du média en ligne Gabon Média Time ont été libérés aux alentours de une heure du matin.
Pour le procureur de la République, Harold Leckat, le directeur de publication de GMT et ses collaborateurs ont abusé de leur pouvoir en insinuant dans un reportage intitulé « Irrégularités dans les saisies effectuées chez Ian Ghislain Ngoulou ». Dans cet article, notre confrère aurait indiqué que le procureur a demandé à un de ses collaborateurs d’aller compter l’argent à son bureau au regard de l’heure avancée de la perquisition.
Selon le procureur, il ne s’agissait pas de lui, encore moins sa voix qui était entendue dans le support sonore. André Patrick Roponat n’a pas trouvé mieux que de saisir la direction générale de recherches (DGR) en lieu et place de la Haute Autorité de la Communication (HAC), organe habilité en matière de procédure liée à la presse selon le Code de la Communication, qui a dépénalisé le délit de presse. Pourtant en procédant ainsi, en violation de la loi, André Patrick Roponat a également abusé de son pouvoir.
Or, le procureur de la République, Roponat, au lieu de faire prévaloir son droit de réponse ou saisir la HAC, il a jugé nécessaire dans sa colère, mauvaise conseillère, de saisir la gendarmerie pour museler la presse.
Malheureusement pour André Patrick Roponat, c’est un acte qui aurait déjà acté son départ car son passé avec la “Young Team”, déjà en prison, ne militerait pas en sa faveur. L’intervention du ministre de la Communication, Laurence Ndong et plus grave encore celle du président de la Transition pour ordonner la libération des journalistes de GMT est un véritable revers pour le procureur de la République. Dans une situation normale, il devrait tirer les conséquences de ce désaveu.
C’est un désaveu du président de la Transition vis-à-vis du procureur de la République qui a oublié que celui-ci, soucieux de préserver la liberté de la presse, avait déclaré le 02 septembre dernier lors de sa rencontre avec les patrons d’organes de presse : «Écrivez sans crainte ».
Pour notre confrère Gabonreview qui a publié l’information, Harold Leckat et ses journalistes ont été libérés aux alentours de 1h20. Ces différentes actions du scénario d’arrestation des journalistes de GMT, de leur mise en garde à vue et de leur libération après l’intervention des hautes autorités signeraient désormais le départ très proche du procureur de la République, André Roponat, l’homme qui était au service de la «Young Team » aujourd’hui locataire à «Sans famille».


























