Le Copil citoyen, très actif dans la participation et le parrainage de plusieurs candidats aux élections générales du 26 août 2023, ne voit plus clair à l’horizon avec les nombreuses initiatives prises par le gouvernement afin de favoriser le Parti démocratique gabonais (PDG), dans l’organisation des élections, a décidé d’écrire à l’Organisation des Nations unies (ONU) quant à son inaction sur le risque très élevé du conflit postélectoral plus qu’en 2016.
Pourtant, le porte-parole de la plateforme de la société civile, le Copil citoyen, a estimé que ceux qui refusaient que les élections aient lieu au Gabon ou qui souhaitent une transition politique de peureux, voit désormais un risque très élevé d’un conflit poste-électoral avec les initiatives, ne visant pas à la transparence électorale, prises par le gouvernement ces derniers jours. Aujourd’hui, le Copil citoyen, en avant-gardiste, a décidé d’écrire au représentant résident de l’ONU au Gabon, Savina Ammassari, un courrier visant à attirer son attention sur le «risque élevé d’un conflit post-électoral» au Gabon.
« Le PDG n’organise pas les élections pour les perdre », avait déclaré Jean Ping sur les antennes de France 24 et de RFI et cette stratégie semble être mise en œuvre au regard du courrier adressé ce vendredi 04 août 2023 à l’ONU par le porte-parole du Copil citoyen, Geoffroy Foumboula Libeka.
Le Copil citoyen s’appuie sur les recommandations consignées dans le Guide de prévention des conflits électoraux produit par le PNUD en 2016 pour interpeller l’ONU. Selon lui, les actions du gouvernement et du CGE sont «en contradiction totale» avec le guide susmentionné.
Le Copil citoyen a énuméré, dans sa correspondance à la Coordinatrice résidente de l’ONU au Gabon, les éléments
contenus dans ledit guide. Il s’agit entre autres de «la nécessité de renforcer la confiance entre les principaux protagonistes ; l’importance d’élaborer un système électoral qui bénéficie d’un soutien étendu parmi les parties rivales et les candidats ; le rôle clé de l’appropriation locale et la participation essentielle des parties prenantes locales aux initiatives réussies de prévention des violences ; la nécessité d’impliquer un vaste éventail de groupes d’intérêt et de pôles d’influence, notamment les médias, les services de sécurité, les partis politiques, les dirigeants de la société civile et autres dans les programmes de prévention de conflits».
Une inaction de l’ONU face au risque de conflit postélectoral
Le Copil citoyen, très pointilleux sur les actes et les actions des acteurs politiques et institutions internationales s’interroge sur l’inaction de Mme Savina Ammassari face au risque de conflit post-électoral plus que perceptible par tous dans le pays. «Votre silence face à des actes qui préparent inéluctablement un scrutin non apaisé au soir du 26 août 2023 peut laisser transparaître votre volonté à laisser le Gabon sombrer, peut-être pire qu’en 2016. Dans un continent connaissant chaque jour des déstabilisations des gouvernements (Mali, Niger, Burkina Faso, etc.), il serait imprudent pour vous de croire qu’il serait inutile de prévenir de tout conflit électoral et vous limiter uniquement aux propos du gouvernement. La prudence recommanderait que vous sensibilisiez votre partenaire du Gabon sur la nécessité de mieux organiser pour éviter tout conflit», a-t-il prévenu.
Pourtant d’autres acteurs politiques avaient été véhément critiqués pour avoir vu très tôt ce que d’autres refusaient d’admettre : préparation de l’élection présidentielle à la va vite et un CGE acquis au pouvoir.
Sommes-nous sur le schéma de 2016 avec le représentant de l’ONU de l’époque, Abdoulaye Bathily, le Sénégalais qui avait fermé ses yeux sur la situation de 2016 pour espérer un soutien du Gabon à sa candidature au poste de président de la Commission de l’Union africaine ? L’avenir nous le dira.










































