Le communiqué du ministre de la Justice, Erlyne Antonella Ndembet, lu par le secrétaire général du ministère, le jeudi 08 juin en fin de soirée, estime que les magistrats, rentrés en grève depuis le mois de décembre 2022, n’ont plus raison de poursuivre leur mouvement au point de le durcir au regard des efforts multiples fournis pas le gouvernement.
Pour le gouvernement, les efforts consentis ne donneraient plus raison aux magistrats qui ont décidé hier de poursuivre leur grève cette fois-ci en faisant sauter le verrou du service minimum. C’est donc un bras de fer qui est lancé entre les parties.
Le syndicat des magistrats de son côté lors de sa sortie devant la presse a fustigé le caractère non consensuel du texte soumis par le ministre de la justice devant l’Assemblée nationale. Selon les magistrats ce texte passé par le Secrétaire général du gouvernement a subi des modifications graves qui continuent de remettre en cause l’indépendance de la justice et surtout le statut particulier du magistrat tant réclamé. Ce n’est plus le texte de départ décidé entre le gouvernement et les partenaires sociaux et face à cela les magistrats ont décidé de durcir leur mouvement en suspendant le service minimum.
Face à cette réponse du syndicat des magistrats, le ministre de la justice a répondu par un communiqué lu sur la chaîne publique nationale.
Le ministère a énuméré les avancés effectués entre autres, «la dotation effective de l’ensemble des chefs de juridictions en moyens roulants, la commande et le paiement effectif des costumes d’audience qui seront livrés avant la prochaine rentrée judiciaire, la régularisation progressive des situations administratives, et l’insertion dans le processus législatif du projet de loi portant statut des magistrats » peut-on lire.
Concernant le projet de de loi portant statut des magistrats, pierre angulaire de ce bras de fer et à l’origine de la grève, il aurait supposément perdu sa substance, mais le gouvernement tient à informer que « contrairement aux affirmations du Synamag, le texte actuellement à l’Assemblée nationale correspond dans ses grandes lignes à l’avant-projet adopté de manière consensuelle le Synamag ». Il reconnaît au moins qu’il y a eu quelques améliorations visant à permettre son applicabilité ce qui n’est pas de l’avis du syndicat des magistrats.
La seule issue qui soit favorable à cette grève inédite des magistrats dans notre pays est le dialogue autour d’une même table car en fin de compte c’est la justice rendue au nom du peuple qui sera gagnante.











































