Jeune Afrique, le journal panafricain très connu pour être proche de nombreux présidents tant décriés sur le continent, a fixé en lieu et place des institutions gabonaises la date de l’élection présidentielle au 2 septembre 2023 lors de sa publication du 6 juin 2023 titrée en exclusif “La présidentielle au Gabon aura lieu le 2 septembre”. C’est une affirmation rejetée par le quotidien l’Union du jour.
On savait Jeune Afrique très incliné à satisfaire ses nombreux clients chefs d’Etat sur le continent africain, mais de là à fixer une date de l’élection présidentielle dans un pays serait une outrecuidance qui confirme aux Gabonais et aux africains qui n’y croient plus assez au sérieux de ses écrits qu’il manipule les opinions.
Le quotidien L’Union parle d’une “rumeur” pour ne pas citer le confrère Jeune Afrique.“ Des sources concordantes, personne au niveau des instances compétentes ne semble au courant d’une telle information qui contient en soi une contradiction aux allures de violation de la loi. Car selon les dispositions légales, c’est le Centre gabonais des élections (CGE) qui détermine les dates de la tenue des scrutins politiques au Gabon”, a précisé notre confrère de L’Union.
Jeune Afrique semble désormais se substituer aux institutions gabonaises en fixant de façon imaginaire la date de l’élection présidentielle au 2 septembre 2023. Dans le jargon gabonais, on parle de “Kongossa”.
Au quotidien L’Union de rappeler à notre “très informé Jeune Afrique” : “Tout se fait donc de manière officielle. Ainsi, selon l’article 74 de la loi électorale, “le Centre gabonais des élections arrête la date de la convocation des électeurs”. Il va poursuivre :” cette date est matérialisée par décret pris sur proposition du ministre de l’Intérieur. Et “la publication au Journal officiel ou dans un journal d’annonces légales du décret de convocation doit être effectuée trente jours plus tard”, précise L’Union.
Il ne s’agit pas d’une rumeur des médias nationaux, mais plutôt internationaux très prisés par certaines de nos autorités comme le président de la République qui donne la primeur de sa première interview, après son AVC d’octobre 2018 à Jeune Afrique. C’est une attitude qui dénote d’un mépris de la presse nationale. Peut-on voir Joe Biden accorder l’exclusivité d’une information qui concerne d’abord les Américains sur BBC, France 2, France 24, etc. et non pas sur ABC, CBS, NBC, FOX et PBS? Est-ce possible de voir le président Cyril Ramaphosa, le sud-arficain, faire une sortie aussi importante que celle du président Ali Bongo sur BBC ou New York Times ?
Jeune Afrique, l’ami de certains présidents africains, se croit en territoire conquis au Gabon d’où ses libertés à fixer une date de l’élection présidentielle au Gabon en lieu et place des institutions.


























