Dans son entretien sur Jeune Afrique de ce dimanche 28 mai 2023, Ali Bongo Ondimba, le président de la République, dans une opération de charme à la veille d’une potentielle candidature à la présidentielle de 2023, accuserait implicitement ses collaborateurs, à qui il a confié des grandes responsabilités, d’avoir été à l’origine de son échec à atteindre l’émergence avec le Gabon en 2025.
Ali Bongo s’est exprimé sur Jeune Afrique plus comme un potentiel candidat à un troisième mandat à l’élection présidentielle 2023 plutôt qu’autre chose.
Il est vrai que le président Ali Bongo Ondimba a reconnu avoir été fragilisé physiquement par l’accident vasculaire cérébrale (AVC), qu’il a eu en 2018 à Ryad, en Arabie Saoudite, cependant sa volonté à la réussite demeure au beau fixe, sinon plus. « Certes, je n’ai plus la mobilité physique d’antan. Mais, ma vivacité d’esprit, ma force de travail et ma motivation sont décuplées », a martelé le candidat naturel du PDG.
Au sujet d’une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2023, Ali Bongo a souvent été très évasif, mais cette fois-ci, il s’est montré un peu plus clair. « La vie m’a enseigné, entre autres leçons, une chose très importante : l’expérience est un atout énorme, surtout quand elle est couplée à la volonté » a-t-il répondu à la question de savoir « pourquoi les Gabonais devraient-ils voter pour vous ? ». Et d’ajouter : « j’ai aujourd’hui une grande expérience et une volonté sans faille ».
Pour le président Ali Bongo Ondimba, qui a gouverné le Gabon pendant 14 ans, ses collaborateurs, pour la plupart, n’ont pas été à la hauteur des enjeux de l’émergence Gabon 2025. « Je n’ai pas toujours été satisfait des personnes à qui j’ai confié des responsabilités ».
En effet, Ali Bongo Ondimba avait promis l’émergence aux Gabonais à travers son projet de société “l’Avenir en confiance” via le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), mais à quelques jours de la fin de son second mandat on réalise que la pauvreté des Gabonais a, au contraire, accru.
Il est vrai qu’il n’est pas de la responsabilité d’Ali Bongo Ondimba d’être sur tous les fronts comme un super homme, un homme omniprésent, mais le choix de ses collaborateurs qualifiés ou incompétents; bons ou mauvais; échec ou réussite tout cela fait partie de son bilan. Un chef assume la plénitude de ses responsabilités, y compris les choix opérés.


























