Le Dr Honoré Tabuna Commissaire du département Environnement, ressources naturelles, Agriculture et développement rural de la Commission économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a donné le coup d’envoi ce 14 mars 2023 à Libreville d’une formation de trois jours organisée en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), sur « l’amélioration de l’alimentation et de la nutrition ».
Les participants qui sont au nombre de 35 venant des 10 Etats membres de la CEEAC vont être outillés durant trois jours (14,15 et 16 mars) à travers une formation dispensée par les experts de l’Initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique (IFNA).
L’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), en collaboration avec la JICA, a lancé l’IFNA lors de la 6e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) en 2016. L’IFNA vise à établir un cadre de collaboration pour accélérer la mise en œuvre des politiques de sécurité alimentaire et nutritionnelle et pour intensifier les actions en matière de nutrition en Afrique, conformément aux ODD et à la Déclaration de Malabo/CAADP.

En effet, depuis son lancement, l’IFNA a soutenu 10 pays en Afrique, à savoir le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, le Sénégal et le Soudan.
Aujourd’hui, l’Afrique est fournie à près de 80% de ses produits alimentaires de base par l’étranger alors qu’elle a plusieurs espaces pouvant être auto-suffisants alimentairement car elle possède le deuxième plus grand bassin forestier au monde.
Plus grave, l’Afrique centrale connaît une population sous-alimentée estimée à 26% d’après les experts de l’Union africaine. Pour la CEEAC, on estime à environ 42,7 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. C’est la sous-région d’Afrique qui vit le plus grand taux d’insécurité alimentaire de 30% malgré son fort potentiel agricole.
Il s’agira pour les participants, par ailleurs experts des secteurs de l’agriculture et de l’alimentation dans leur pays, d’être outillés afin de pouvoir renverser cette tendance de sous nutrition vécue dans la sous-région.
« Elle vise à donner aux représentants des Etats membres qui sont dans les secteurs publics liés à l’agriculture, à l’alimentation et à la sécurité alimentaire, une approche pour le développement du secteur qui est prôné par nos amis japonais, à travers leur agence de coopération qu’on appelle JICA », a indiqué M. Tabuna.
La CEEAC attend de cette formation des résultats pratiques pouvant servir à l’élaboration des programmes dont la finalité est de résoudre la problématique liée à la sécurité alimentaire. Ces programmes doivent être centrés sur les politiques de développement durable.
« Il s’agit d’une initiative très importante, liée à des questions centrales pour les efforts de l’Afrique visant à atteindre une croissance économique durable et des moyens de subsistance inclusifs et dignes pour tous, la sécurité alimentaire et, surtout la nutrition, restent une priorité dans les programmes de développement socio-économique du continent », a Umemoto Shinji, le représentant résident de la JICA au Gabon.
« C’est la première formation régionale sur l’initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique, organisée conjointement par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et, surtout, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) », a rappelé Sory Ouane, Conseiller principal du Directeur général, Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD).











































